Tour de France 2026 : "Pour juillet, je suis catégorique"... Le directeur du Tour réfute tout déplacement calendaire de l’épreuve, mais concède qu’il y a des choses "à changer"
l'essentiel Invité par Vélo Club, Christian Prudhomme s’est exprimé sur les températures extrêmes et leurs conséquences sur le Tour de France 2026. Le patron de la compétition s’est montré ferme sur le maintien du Tour en été… tout en ouvrant la porte à de futures réflexions.
Christian Prudhomme ne veut pas envisager un Tour en plein hiver. Au micro de France TV, celui qui dirige la Grande Boucle depuis 2007 s’est attardé sur le sujet du moment : la canicule, qui étouffe le peloton et le reste des suiveurs depuis le grand départ à Barcelone ce 4 juillet.
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Face aux conditions dangereuses, plusieurs membres du peloton - Tadej Pogacar en tête - avaient lancé un débat quant au maintien de l’épreuve en plein été. "Si j’avais le pouvoir de tout modifier, je changerais tous les calendriers et je n’organiserais pas de courses en juillet et en août dans les régions chaudes", avait glissé le champion slovène il y a quelques jours, en conférence de presse.
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Les femmes ont déjà milité pour changer l’heure de départ
Ce jeudi 16 juillet, le directeur du Tour de France a pris la parole pour donner sa version. "Le Tour de France est né trois fois : la première fois lors de sa création en 1903, la deuxième fois en 1910 avec l’invention de la haute montagne, la troisième fois en 1936 avec les congés payés", attaque-t-il, avant de faire un parallèle avec le Tour de France féminin.
Selon lui, les actrices du Tour de France Femmes, relancé en 2022, auraient également demandé par le passé à ne pas partir trop tôt en raison de la chaleur. "Nous trouvions les requêtes des championnes tout à fait légitimes de partir plus tard pour les épreuves (...), et donc nous avons fait partir les jeunes femmes après les hommes. Maintenant, on nous demanderait de faire partir les hommes à l’heure à laquelle les femmes ne voulaient légitimement plus partir ? Ces choses-là ne se règlent pas à chaud", affirme Prudhomme.
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"Le réchauffement est hélas incontestable"
À cette question d’égalité de genre s’ajoute aussi un gros problème de logistique, puisque pour partir plus tôt, les coureurs devraient pouvoir être tous logés dans la zone de départ. Une chose impossible dans des sites plus modestes. "Le Tour de France, ce sont de très grandes villes, des villes moyennes et des plus petits villages, c’est ça l’essence même du Tour", martèle l’homme de 65 ans, qui se questionne aussi sur "la visibilité des sponsors" en cas de déplacement horaire.
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"La difficulté, c’est qu’on ne sait absolument pas le temps qu’il fera l’année prochaine. Encore une fois, le réchauffement est hélas incontestable", reconnaît-il. "Mais quel temps fera-t-il l’année prochaine ou dans deux, trois ans ? Il faudra trouver des solutions d’adaptation, mais raison gardée. Bien sûr qu’il y a des choses qu’il faudra changer. Mais en tout cas pour juillet, je suis catégorique." Le Tour de France en été, c’est visiblement loin d’être terminé.