Tour de France femmes 2026. « Il était clair qu'elle n'allait pas bien » : les raisons de l'abandon de Pauline Ferrand-Prévot
Pauline Ferrand-Prévot n’a pas pris le départ de la 8e étape, samedi. La Rémoise n’a jamais été en mesure de conserver son titre cette semaine.
Arthur Sautrel, à Nice -
Hier à 20:50 | mis à jour hier à 21:21
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Ferrand-Prévot n’a pas pris le départ de la 8e étape. Photo Sipa
Pauline Ferrand-Prévot était à Sisteron, samedi, mais la Française n’a pas pris le départ de l’avant-dernière étape du Tour de France. « Pauline était avec nous dans le bus. Mais lors du trajet, elle a commencé à se sentir de plus en plus mal », explique son directeur sportif Jos van Emden. « Elle transpirait et dormait beaucoup, il était donc clair qu’elle n’allait pas bien. »
La Champenoise n’est pas allée au bout de sa deuxième Grande Boucle, elle qui appréciait particulièrement ces deux dernières étapes à Nice, où elle s’entraîne. Au fil de la semaine, l’espoir d’un doublé inédit s’est éloigné. Les premiers signes ont été visibles dès la 3e étape, lundi.
« Moins forte cette année »
Le lendemain, une première claque a été violente, avec plus de deux minutes perdues sur le contre-la-montre. « J’ai préparé cet exercice avec elle. Elle produisait plus de puissance à l’entraînement que lors du chrono du Tour », révèle Jos van Emden. La maladie était-elle déjà là ?
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Après avoir perdu encore deux minutes lors de l’étape vallonnée du Beaujolais, mercredi, “PFP” ne se cherchait pas d’excuse : « Je ne peux pas dire que je me suis sentie mal ou que j’ai connu une défaillance. Elles sont beaucoup plus fortes. » Rebelote vendredi, après une ascension du Ventoux difficile : « Je ne suis pas au niveau, tout simplement. »
Le sélectionneur des Bleues Paul Brousse « pas inquiet »
Cette année, les efforts « punchy » ont semblé mettre immédiatement en difficulté la grimpeuse. « Ses concurrentes directes ont peut-être progressé, mais Pauline a semblé moins forte cette fois. Je l’ai sentie fatiguée quand il y avait des accélérations », analyse Paul Brousse, sélectionneur de l’équipe de France féminine. Un registre qui ne l’avait pas pénalisée l’an dernier, que ce soit lors des arrivées à Plumelec (3e sur la ligne) ou à Guéret (5e).
« C’est la vie. Parfois, on travaille dur et ça ne paie pas forcément », constatait Ferrand-Prévot au Ventoux. « Il faudra savoir se remettre en question pour en tirer des conclusions et revenir plus forte l’année prochaine. » Avant cela, elle devra d’abord digérer l’échec. « C’est le lot de tous les sportifs, même des plus grands champions », résume Paul Brousse. « Ils ont beaucoup de résilience et Pauline n’est pas en reste. Elle a été championne olympique en 2024, mais il ne faut pas oublier les échecs de 2020, 2016 et 2012. Je ne suis pas inquiet, cela reste du très haut niveau et les différences sont infimes entre les meilleures. »