L'ambiance est au beau fixe dans les rangs des Soudal Quick-Step. L'équipe, qui deviendra Soudal Safety Jogger en 2027, a établi ses quartiers généraux dès samedi soir dans un hôtel du Lioran, où arrivera l'étape de ce mardi.

Belgian Tim Merlier of Soudal Quick-Step celebrates as he crosses the finish line to win the stage 8 of the 2026 Tour de France cycling race, a stage of 182km from Perigueux to Bergerac, on Saturday 11 July 2026. The 113th edition of the Tour de France starts on Saturday 4 July in Barcelona, Spain, and will finish in Paris, France on the 26th of July. BELGA PHOTO JASPER JACOBS
Les deux victoires de Tim Merlier ont augmenté l'ambiance déjà excellente chez Soudal Quick-Step. ©Belgaimage

Ce lundi matin, le soleil donne tout son éclat à cette station de ski située au cœur du massif cantalien. Mais il ne brûle plus comme c'était encore le cas vingt-quatre heures plus tôt lorsque le peloton a dû traverser la Corrèze. "Là, c'était limite, nous lance tout de go Ilan Van Wilder. Même en roulant à 50 km/h, nous sentions l'air chaud."

guillement

C'est mon 3e Tour et je ne me suis jamais senti aussi bien pour arriver à la première journée de repos.

Pourtant, celui qui est le deuxième meilleur Belge au classement général (14e à à 9:45 de Tadej Pogacar) se sent très bien dans cette Grande Boucle. "C'est mon troisième Tour et, malgré les très fortes chaleurs, je ne me suis jamais senti aussi frais pour arriver à la première journée de repos."

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Il faut dire que, comme tous ses équipiers, ce Bruxellois de 26 ans surfe sur la vague d'euphorie qu'ont générée les deux succès de Tim Merlier. "Il y a une très bonne dynamique entre nous. L'ambiance est parfaite. Franchement, ce Tour est un pur bonheur."

Et s'il ne rechigne pas à aider le sprinter flandrien dans les bosses, Van Wilder tient à grimper le plus haut possible dans la hiérarchie, sans se mettre de pression. "Comme tout le monde, j'adorerais remporter une étape, mais vous avez vu qui les a gagnées jusqu'à présent. Il n'y a que de tout grands noms."

guillement

Ce serait fabuleux de parvenir à me hisser dans le Top 10.

N'allez pas croire qu'il fasse aveu de faiblesse, c'est juste qu'il se montre réaliste. "Je pense avoir plus d'atouts pour viser une bonne place au classement final. Laquelle ? C'est difficile à dire. Bien sûr, ce serait fabuleux de parvenir à me hisser dans le Top 10, mais la concurrence est énorme. Le plateau est beaucoup plus dense que l'an dernier."

S'il vise haut, Van Wilder refuse de se voir comme le leader unique de l'équipe, même en montagne. "Non, il y a aussi Paret-Peintre, qui vise le maillot à pois. Ensemble, nous sommes complémentaires."

Bien sûr, le Jettois garde un excellent souvenir de toutes les victoires acquises avec Remco Evenepoel, mais il avoue que ne plus devoir travailler pour un leader unique a apporté son lot de légèreté. "Quand tu te bats pour quelqu'un qui vise une place sur le podium d'un grand tour, il y a plus de pression, c'est sûr, mais le problème, c'est tout ce qu'il y a autour, avant et après la course. Ça, c'était devenu pesant à la fin."

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Décontracté, Van Wilder ne cache pas qu'il a cerclé de rouge le chrono d'Évian (16e étape). "J'espère vraiment y décrocher un bon résultat parce que le parcours me convient. C'est un contre-la-montre difficile, comme je les aime", se réjouit celui qui fut médaillé de bronze aux derniers championnats du monde de l'effort en solitaire.

Candidat à une sélection pour les Mondiaux

Même s'il sait que de l'eau coulera encore sous les ponts d'ici là, il avoue sans détour "vouloir participer aux prochains championnats du monde". "J'aimerais être là aussi bien dans l'équipe qui fera la course en ligne que sur le contre-la-montre individuel."

Sa candidature pour les deux rendez-vous canadiens sera légitime s'il continue jusqu'à Paris sur ses bases actuelles. "Le niveau global du Tour n'a sans doute jamais été aussi élevé. Derrière Pogacar, il y a encore du très beau monde."

En évoquant le Slovène, on lui rappelle les interrogations qu'il avait formulées à son égard au soir de sa démonstration à Gavarnie-Gèdre. "Dans mes propos, il n'y avait rien de négatif. J'ai fait part de mon incompréhension. Mais ce n'était pas des doutes, des suspicions. C'était surtout de l'admiration. Je voulais juste affirmer que je serais totalement incapable de rouler aussi bien que lui."

Qu'il se rassure : on ne lui en demande pas autant. Une place dans le Top 20 et un bon chrono pourraient parfaitement suffire. "À partir de quel classement serai-je satisfait de mon Tour ? Je ne sais pas. Je répète : le niveau général est très élevé. Mais si l'ambiance reste aussi bonne au sein du groupe et que mes jambes continuent à répondre, je pense pouvoir faire quelque chose de bien d'ici Paris."

Et peu importe qu'il ne joue pas dans la même cour que Tadej Pogacar…

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