Tour de France : pour garder son maillot vert jusqu'à Paris, Mads Pedersen a peut-être fait le plus dur
Mads Pedersen a dû parlementer auprès des commissaires de course pour s'assurer du gain de 20 points au sprint intermédiaire et faire un grand coup de pédale dans sa quête du maillot vert. Un temps menacé par un déclassement à cause d'un changement de ligne à Decize ce jeudi après-midi, le Danois de Lidl-Trek, qui réfutait l'argument du sprint irrégulier - « Je n'ai pas bougé ! » - n'a récolté qu'un avertissement et gardé son précieux lot de points quotidiens.
L'ÉQUIPE
publicité
L'ÉQUIPE
publicité
Pas question, pour l'ancien champion du monde, de se faire peur contre les épaules des plus véloces dans les arrivées massives. Son combat, à lui, est de mettre le paquet sur les sprints de débuts d'étape pour survivre au classement par points. À l'approche de Chalon-sur-Saône, ville d'arrivée, il a bûché par deux accélérations successives pour empêcher la tenue du sprint, en mobilisant même ses coéquipiers Mattias Skjelmose et Quinn Simmons, mais les plus grandes pointures de la spécialité ont eu le dernier mot, avec la victoire de Tim Merlier (Soudal Quick-Step, 70 points), devant Olav Kooij (Decathlon-CMA CGM, 50 points) et Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech, 40 points).
« L'une des meilleures journées en termes de limitation des dégâts »
Mads Pedersen
Si cette dernière mission, un brin kamikaze, n'a rien donné, Pedersen a empoché 20 points de plus en se classant 9e sur la ligne et, peut-être, fait le plus dur pour que son tissu couleur bouteille ne le quitte plus. « C'est l'une des meilleures journées en termes de limitation des dégâts », a-t-il volontiers admis à l'arrivée.
L'ÉQUIPE
publicité
L'ÉQUIPE
publicité
Commençons par un point classement : Pedersen est installé à son sommet avec 357 points, 40 de plus que Biniam Girmay (NSN, 317 points). À la faveur de deux troisièmes places ces deux derniers jours, Jasper Philipsen le talonne (311 points), quelques unités devant Tim Merlier (311 points). Max Kanter (XDS Astana, 239 points) et Olav Kooij (Decathlon-CMA CGM) sont plus loin derrière.
Désormais, les sprinteurs ne sont plus à la fête
Il reste dix étapes au programme, dont les Alpes à escalader, mais « les vraies journées de sprint sont terminées », juge Pedersen. Effectivement, la deuxième partie de Grande Boucle est largement plus favorable au tout-terrain de 30 ans. Car la suite des hostilités va pencher en faveur des favoris et/ou des échappées, pendant que les costauds devront traîner leurs grosses carcasses dans les cols pour rentrer dans les délais.
Mads Pedersen, qui passe les bosses avec beaucoup moins de souci, peut poursuivre sa cueillette dans des sprints intermédiaires, presque tous accessibles à ses qualités, voire intégrer une échappée, comme sur la 17e étape vers Voiron, dont la difficulté mesurée peut servir ses intérêts. L'ultime étape parisienne cristallisera les attentes des sprinteurs survivants, mais leurs cuisses ne seront plus toutes fraîches et il faudra cadenasser les vélléités d'attaques des puncheurs dans le triple passage par la Butte Montmartre.