"Trois pompiers légèrement blessés, quinze reprises de feu depuis ce dimanche matin, vents changeants" : pourquoi le feu en Haute Vallée de l’Aude n’est-il toujours pas fixé ?
Un incendie a brûlé 250 hectares de végétation au col du Campérié, dans l’Aude, depuis le vendredi 4 septembre. Malgré l’intervention de centaines de pompiers et de renforts nationaux, le feu n’est toujours pas fixé en raison du relief escarpé, de la végétation sèche et des vents changeants.
En haut du col du Campérié, les hélicoptères enchaînent les rotations tandis qu’au sol, dans un relief escarpé, les soldats du feu continuent leur lutte contre un feu qui n’est toujours pas fixé.
À 17 h ce dimanche 6 septembre, le préfet de l’Aude Alain Bucquet a fait un point sur la situation : "Je tenais à venir saluer les équipes avec tous les renforts venus des départements voisins, des renforts nationaux qui sont très présents aussi, puis saluer les élus".
Face à la montagne noircie par les flammes, le combat n’est pas encore fini, "malheureusement ce feu n’est toujours pas fixé, il a parcouru 250 hectares et malgré les centaines de sapeurs-pompiers qui se relayent pour essayer de le mettre sous contrôle on n’y est toujours pas arrivé, parce que le relief est compliqué, parce que la végétation est à la fois sèche et très touffue et que les vents sont changeants, ce qui rend la tâche compliquée… On a même des détachements de sapeurs-pompiers héliportés, des moyens militaires pour poser du retardant, pour essayer d’éteindre les points chauds, de contrôler les lisières".
Trois pompiers légèrement blessés
Un travail gigantesque pour éviter toutes reprises : "Le vent va reprendre en début de semaine prochaine, on annonce des vents assez importants… Il y a eu plus de 15 reprises depuis ce dimanche matin, c’est compliqué, on est à plus de 100 largages, on a bénéficié de moyens nationaux, je remercie le ministère de l’intérieur et le préfet de zone pour leur attention particulière pour ce département".
Le préfet Alain Bucquet soulignait que "même s’il n’y a pas d’enjeu humain, on ne peut pas laisser brûler la végétation et le patrimoine environnemental de ce magnifique département". C’est aux trois sapeurs-pompiers légèrement blessés le premier jour, que le préfet adressait ses pensées "il ne faut jamais oublier ça".