"Un coup de théâtre monumental", Nagui, en danger sur France Télévisions ?
Déjà fragilisé par la déprogrammation d’Intervilles pour raisons budgétaires et repoussé à 2027, ou la fin, pour le moment, des inédits de Taratata, ou son départ de La bande originale après 12 ans de bons et loyaux services, Nagui fait face à de nouvelles turbulences au sein du groupe public selon Gilles Verdez. Ce mardi 15 septembre 2026, sur le plateau de TBT9, le chroniqueur de Cyril Hanouna a dévoilé des informations exclusives qui dressent un bilan préoccupant pour l'animateur-producteur.
Qu’il s’agisse des suites orageuses de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public et l’érosion présumées des audiences de N'oubliez pas les paroles, la direction de France Télévisions étudierait désormais plusieurs options stratégiques pour remplacer sa quotidienne de 19 heures.
Des polémiques financières et contractuelles pour Nagui
Les déboires de l'animateur prendraient d'abord leur source dans les conclusions et les retombées de la récente commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Sur le plateau de TBT9, Gilles Verdez est revenu en détail sur la gestion des coûts de production de ses émissions : "Vous vous souvenez que Nagui s'était vanté d'avoir l'émission la moins chère du PAF. Pourtant, il enregistre entre 14 et 16 émissions par jour. J'ai vu une feuille de service, Cyril, qui dit bien 14 convocations pour quelqu'un, mais 14 convocations pour 14 émissions et cette personne, un technicien, n'est payée que pour une journée et pas pour 14 émissions." Laurence Boccolini a confirmé la pratique courante dans l'industrie : "Tu fais 14 émissions, mais on considère que c'est une prestation. Parce que par contre, le producteur, il est payé 14 fois." Gilles Verdez précise d'ailleurs les montants de cette rémunération : "J’ai vu la feuille de paye. Ce technicien a bien été payé entre 90 et 110 euros bruts par jour, selon les jours."
Outre la rémunération des équipes techniques, la question des marges générées par la société de production de Nagui suscite de vives réactions au sein de la profession selon Gilles Verdez. "Les marges des productions de Nagui sont estimées entre 50 et 60 %, alors que dans le secteur audiovisuel, c'est plutôt 15 %", a souligné le chroniqueur, rappelant au passage que "Pierre-Antoine Capton, qui dirige Mediawan, estimait que lui, il a des marges beaucoup plus faibles et il s'était ému de ces marges de Nagui. N'oubliez pas les paroles serait vendu entre 60 et 70 000 euros." Cyril Hanouna a complété l'analyse en rappelant les récentes révélations de la presse : "Surtout, il y a un article qui est sorti dans l'Informé hier, où il disait que les marges des talk shows de Mediawan et de C à vous notamment, étaient pratiquement nulles. Alors que de l'autre côté, les marges de N'oubliez pas les paroles sont de 60 %."
À ces interrogations financières s'ajouterait une tension avec la commission d'enquête elle-même : "Malgré les relances de la commission d'enquête, Nagui devait fournir tous les chiffres. Il n'a jamais rien fourni. Ce qui a irrité beaucoup la commission d’enquête", a rapporté Gilles Verdez.
Une baisse d'audience pour le compagnon de Mélanie Page
Outre ces controverses budgétaires, la présumée baisse de performance de la case de 19 heures inquièterait la direction de France 2 d’après le chroniqueur. "Depuis le 27 août, Cyril, N'oubliez pas les paroles est derrière TF1 et France 3, 11 fois sur 13 jours. Effectivement, hier, Nagui : un demi-million de moins que le feuilleton de TF1", a indiqué Gilles Verdez.
Cette faiblesse aurait des répercussions directes sur le journal télévisé de 20 heures : "Pour France 2, avoir un jeu à 19 h, ce n'est pas naturel. Donc, pour que ce jeu perdure, il faut que ce jeu cartonne. Et le problème, c'est que comme le jeu ne cartonne plus, c'est le 20 h qui est ralenti. Le 20 h démarre avec un public affaibli. Par exemple, 7 septembre, Gilles Bouleau, TF1 : 4 millions et demi de personnes, Jean-Baptiste Marteau, 3 millions 41. C'est un écart énorme."
Une solution drastique pour mettre fin à la chute ?
Pour faire face à cette situation, le groupe audiovisuel public étudierait plusieurs alternatives confidentielles. Gilles Verdez a dévoilé les pistes qui se trouveraient sur la table : "Trois solutions sont étudiées. Mettre sur France 2 l'émission C'est dans l'air à 19 h. Ce serait la première possibilité. Deuxième possibilité : garder un jeu, mais le confier à Cyril Féraud et non plus à Nagui, ce qui serait un coup de théâtre monumental. Et troisième possibilité : mettre Quelle époque avec Léa Salamé en quotidienne. Elle en rêve et cette solution aurait l'avantage de, entre guillemets, sauver Léa Salamé ou tout au moins sauver sa saison."
Malgré ces scénarios d'éviction, Cyril Hanouna a tenu à nuancer la faisabilité d'un tel changement d’animateur et même dire tout le bien qu’il pensait de Nagui en tant qu’animateur : "Si je peux me permettre, vous savez que je ne suis pas fan de Nagui, on le sait. Je pense que sincèrement, cette case est très dure pour France Télévisions et enlever Nagui, ce serait catastrophique."
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