Un éléphant de mer fait le buzz sur internet et sème la pagaille dans une ville côtière
« Neil the seal » – ou Neil l’éléphant de mer – est une vedette en Australie et au-delà. L’animal marin vient deux fois par an en Tasmanie. Entre vidéos amusantes, risque pour les fans et pour l’animal, on fait le point.
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Il est surnommé le « rebelle », le « coquin » ou encore « l’ado typique ». Certains le considèrent comme une idole et pourtant Neil est un animal sauvage. Pas des plus petits : il s’agit d’un éléphant de mer de 5 ans qui pèse déjà 1 tonne. Pourquoi ce terme fort ? Son compte TikTok compte 1,7 million de fans. Il a même une page Wikipédia.
Un éléphant de mer des villes
Neil a été trouvé sur une plage du sud de la Tasmanie, une île et un État australien, en octobre 2020. Ce, dans une zone proche d’Hobart, la capitale de cette île relativement proche de l’Antarctique. Ces jours-ci, il était à Seven Mile beach confirme une Australienne dont les proches vivent dans la région. L’éléphanteau pesait alors 40 kg.
Problème avec les éléphants de mer ? Ils reviennent deux fois par an sur le lieu de leur naissance, soit pour muer, soit pour créer du lien social avec leurs congénères, note The Saturday paper.
Ces allers-retours du mammifère marin n’ont pas ému les habitants. Mais quelques vidéos rigolotes de Neil écrasant du matériel urbain ou bloquant une route pendant sa sieste ont été publiées sur les réseaux sociaux. « Il est amusant à suivre sur TikTok, Instagram, Facebook », résumait Gemma Blackwood, professeure à l’Université de Tasmanie à ABC. Internet s’est emballé, le buzz était fait.
Un risque de prochainement 2 tonnes ?
Neil a beau avoir 5 ans, il n’a pas atteint ni sa taille ni son poids adultes. Il pourrait prochainement peser 2 tonnes. Problème ? Le buzz autour de « Neil the seal » attire les visiteurs. Une partie d’entre eux n’a aucune conscience du danger et s’en approche bien trop.
Il est recommandé de conserver une distance d’au moins 20 mètres avec l’éléphant de mer.
La crainte d’associations est, en cas d’accident sérieux avec Neil, que les autorités publiques ne l’euthanasient. Si les autorités locales affirment vouloir éviter cette triste fin à l’animal, autour de 30.000 personnes ont déjà signé une pétition pour créer une zone à accès limité dédiée à Neil.
« Nous n’avons pas besoin de légiférer pour du bon sens » a répondu le Premier ministre de Tasmanie, Jeremy Rockliff. Pas sûr que tous les visiteurs aient le bon sens requis pour la tranquillité de « Neil the seal »…
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