Publié14. septembre 2026, 21:01

New YorkUne douzaine de sites de deepfakes pornos de célébrités fermés

Ces sites diffusaient des montages et des vidéos très réalistes mettant en scène quelque 1 200 victimes, parmi lesquelles des personnalités politiques et des acteurs.

Agence France-Presse

Il s’agit de la plus importante saisie judiciaire de noms de domaine de sites consacrés à la pornographie illégale générée par IA.

Il s’agit de la plus importante saisie judiciaire de noms de domaine de sites consacrés à la pornographie illégale générée par IA.Photo d'illustration: picture alliance/dpa

Les autorités new-yorkaises ont annoncé lundi avoir fermé une douzaine de sites internet spécialisés dans la diffusion de deepfakes, des trucages ultraréalistes réalisés par intelligence artificielle (IA), pornographiques de célébrités. Le procureur de Manhattan, Alvin Bragg, a estimé au cours d’une conférence de presse qu’il s’agissait de la plus importante saisie judiciaire de noms de domaine de sites consacrés à la pornographie illégale générée par IA.

Ces sites, aux noms comme «AI Celebs», diffusaient des montages et des vidéos hyperréalistes mettant en scène, selon le procureur, quelque 1 200 victimes, parmi lesquelles des politiciens et des acteurs. «Dans l’État de New York, il est illégal de partager sans leur autorisation de vraies photos et vidéos de personnes ayant des rapports sexuels. De même, il est illégal de partager ces contenus lorsqu’ils sont créés ou modifiés à l’aide d’outils d’intelligence artificielle», a-t-il détaillé.

Signalement d'une victime

Le procureur a indiqué que l’enquête avait été déclenchée par le signalement d’une victime. Il n’a pas précisé si des arrestations avaient eu lieu. «Nos enquêtes sur les sites de pornographie de deepfakes et leurs créateurs ne font que commencer. Cela s’inscrit dans le cadre de notre travail plus large» de lutte contre la criminalité, a-t-il ajouté.

En mai, les États-Unis ont commencé à appliquer une loi obligeant les plateformes technologiques à retirer les deepfakes à caractère sexuel et autres images intimes diffusées sans le consentement des personnes concernées. Le président Donald Trump avait signé l’an dernier le «Take It Down Act», qui criminalise la diffusion en ligne d’images sexuelles non consenties, souvent créées à l’aide d’outils d’intelligence artificielle peu coûteux et largement accessibles.

Agence France-Presse

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