"Une faute très grave": un enfant de 4 ans oublié dans un car scolaire en Charente, ses parents portent plainte
Publié aujourd'hui à 14h12
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Un car scolaire (illustration) - Wikimedia commons CC
Les parents d'un enfant de 4 ans portent plainte après que leur fils a été oublié dans son car scolaire. Ils demandent le licenciement de l'accompagnatrice. De son côté, la maire de la commune assure que le petit garçon "n'a jamais été laissé seul".
Un garçon de 4 ans a été oublié dans un car scolaire en Charente vendredi dernier. Ses parents dénoncent un incident "très grave" ce vendredi 11 septembre auprès de la radio locale ICI La Rochelle, indiquant porter plainte. La maire de la commune soutient de son côté que le petit "n'a jamais été seul dans le car".
L'incident remonte au vendredi 4 septembre. À 9h08, Carole-Anne Gomez, la mère d'Imran, 4 ans, reçoit un appel de la maîtresse de son fils, qui apprend à Carole-Anne que son fils n'est pas en classe.
Pourtant, une heure plus tôt, la mère avait déposé le garçon au car scolaire, à Saint-Bonnet, à côté de Barbezieux, dans le sud de la Charente. Il devait descendre à Saint-Aulais-la-Chapelle, commune de son école maternelle. Depuis, le petit d'Imran est introuvable.
Le petit garçon retrouvé par le chauffeur du bus
L'école est fouillée, les parents, inquiets, se déplacent en urgence à la recherche de leur fils. C'est finalement le chauffeur du car qui découvre la présence du petit garçon dans son rétroviseur, après avoir repris la route. L'accompagnatrice l'avait oublié à l'intérieur.
"C'est très très grave", ne décolère pas la mère. Elle pointe la responsabilité de l'accompagnatrice, "chargée des élèves et de leur sécurité".
Pour elle, un drame a été évité: "on a eu énormément de chance que le chauffeur l'ait trouvé à temps, parce que [...] quand il est remonté dans son bus à 15h, la température indiquée à l'intérieur était de 51°C! S'il ne l'avait pas retrouvé à temps, mon fils ne serait plus là."
"C'est une faute grave. C'est la vie d'un enfant qui est en jeu!", dénonce t-elle, en réclamant le licenciement de l'accompagnatrice.
Un épisode "traumatisant"
La maman a annoncé avoir porté plainte auprès du procureur de la République. Elle a aussi décidé d'écrire au préfet et à l'Académie.

Elle déplore que l'épisode ait été "très traumatisant" pour son petit garçon de 4 ans. "Il avait très peur quand on l'a récupéré, il était dans les bras de la maîtresse en pleurs.
Il nous a dit: 'j'ai eu peur de ne plus jamais vous revoir.'"
"L'enfant n'a jamais été seul dans le car"
La présidente de la communauté de communes 4B Sud-Charente, Isabelle Lagarde, maire d'Oriolles, a réagi à cet incident. En tant qu'employeur de l'accompagnatrice, elle assume sa responsabilité et dit avoir reçu la famille à qui elle a présenté ses excuses.
Cependant, Isabelle Lagarde relativise la gravité de l'incident, comme le rapporte ICI La Rochelle: "l'enfant n'a jamais été seul dans le car, et ça s'est joué à un quart d'heure".
"On se permet de mettre, sur une parution Facebook, qu'il faisait 51°C à 15h dans le car! C'est de la fausse information, ce n'est pas bien, ce n'est pas bienveillant", s'indigne l'élue, en rappelant que l'incident a eu lieu le matin.
La présidente de la communauté de communes refuse de licencier l'accompagnatrice
La procédure a été aussitôt rappelée à tous les encadrants: "on note les enfants qui montent et on note les enfants qui descendent."
Mais la présidente de la communauté de communes refuse le licenciement de son agente, même si elle n'exclut pas des sanctions. "Ce n'est pas aux parents de décider", tranche-t-elle.
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D'un point de vue réglementaire, la présence d'adultes encadrants à l'intérieur des cars scolaires, gérés par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, n'est pas obligatoire. La CDC4B a fait le choix d'en embaucher pour assurer un meilleur accompagnement.
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