"Une femme, c'est comme une prise jack" : un t-shirt jugé sexiste dans une fête votive en Occitanie, la justice ouvre une enquête
l'essentiel Des participants d'une fête votive à Vauvert dans le Gard portaient un t-shirt comprenant une inscription qui pousse le parquet de Nîmes à ouvrir une enquête pour injures publiques en raison du sexe.
Impossible de manquer ces t-shirts oranges à la fête locale de Vauvert dans le Gard le week-end dernier. Plusieurs jeunes hommes avaient revêtu un maillot identique sur lequel il était floqué dans le dos : "Une femme, c'est un peu comme une prise jack... Si tu l'enfonces correctement, t'as le son qui va avec".
Pour bien comprendre le message, la prise jack est le nom donné au connecteur qui relie des écouteurs ou un casque avec fil à un téléphone, une tablette ou un ordinateur.
La scène a été publiée sur les réseaux sociaux du collectif Printemps de l'éducation contre les discriminations et le racisme. "Aucune réaction face à cela, aucun responsable pour arrêter cela ?", s'insurge le message du collectif pour qui le slogan banalise les violences sexistes et qui rappelle l'existence de 146 féminicides en France en 2025.
Message sexiste ou blague potache ?
Invité à réagir par France 3 Occitanie, le maire RN de Vauvert affirme que "le message véhiculé sur ce t-shirt est loin d'être fin". Nicolas Meizonnet assure qu'il "ne cautionne certainement pas" mais y voit plutôt "une blague potache, lourdingue, à prendre au second degré". L'élu qui s'était félicité d'une "super ambiance" sans bagarre, ni accident, affirme que les jeunes qui portaient le t-shirt viennent de la commune voisine du Cailar, pas de Vauvert.
Le parquet de Nîmes ouvre une enquête
La justice se mêle de l'affaire puisque la procureure de la République de Nîmes Cécile Gensac a annoncé mardi en fin de journée avoir demandé à la gendarmerie de Vauvert "qu'une enquête soit diligentée du chef d'injures publiques en raison du sexe".
Simple blague potache de fête votive ou message violent et misogyne ? La justice va devoir trancher. Le délit est passible d'un an de prison et d'une amende de 45 000 euros. Des internautes du Gard affirment avoir déjà vu ces t-shirts l'an dernier au cours de fêtes inter-villages.