Une mairie réduite en cendre après les débordements des manifestations en France
L’hôtel de ville de Limoges a été victime d’un incendie samedi. Aucun blessé n’est à déplorer pour le moment.

Par AFP Publié le 17/10/2026 à 22:37 Temps de lecture: 1 min
L’hôtel de ville de Limoges, édifice du XIXe siècle incendié par des individus radicaux samedi en fin de manifestation, est « très lourdement endommagé » et « en grande partie perdu », ont estimé dans la soirée le maire de la commune et le préfet de Haute-Vienne.
« Le toit s’est effondré sur les étages inférieurs, sauf dans l’aile ouest, et les deux tiers de la façade ont déjà disparu », a déclaré à l’AFP le représentant de l’Etat, Maurice Barate, évoquant une « catastrophe patrimoniale » et dénonçant un « acte volontaire de casseurs, pas de manifestants ».
« Ils ont mis le feu à un bâtiment dans lequel se trouvaient des personnes, des élus, des policiers municipaux et des agents dans les services », a-t-il souligné, précisant qu’aucun n’a été blessé.
« Le feu est en train de continuer d’avancer, le vent en plus n’aide pas, le beffroi s’est effondré tout à l’heure, donc la mairie est très très lourdement endommagée », a complété le maire, Guillaume Guérin (LR), très ému, lors d’une conférence de presse dans les locaux de la métropole, qu’il préside.
Sur place, des centaines de personnes regardaient, entre colère et désarroi, le brasier ravager l’édifice inauguré en 1883 et à l’architecture inspirée de l’hôtel de ville de Paris. Une employée de la mairie était en pleurs dans les bras d’une élue.
Environ 5.000 personnes, dont plusieurs centaines d’individus « radicalisés et extrêmement violents » selon le préfet, ont participé à la manifestation organisée dans le cadre de la journée nationale de mobilisation.
De premiers heurts ont opposé ces derniers aux forces de l’ordre, qui ont fait face à « une pluie de projectiles », aux abords de l’autoroute que la foule cherchait à investir. « Des automobilistes ont été pris à partie, un pare-brise cassé », a détaillé le préfet.
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La mairie a ensuite été prise pour cible, des individus brisant des vitres pour s’introduire à l’intérieur et mettre le feu, avant de s’attaquer à la préfecture, tandis que « des pillards d’opportunité » s’en prenaient à des commerces du centre-ville, selon la même source.
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Quatre voitures de la police nationale et deux de la police municipale ont été brûlées ou fortement endommagées lors de ces violences.
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