"Il ne fait aucun doute que la mort tragique du Dr Arday est la conséquence directe, prévisible et prévue du harcèlement médiatique", a écrit le Good Law Project sur son site web.

Publié le 16/08/2026 20:24

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Le Jesus College, à Cambridge (Royaume-Uni), le 15 août 2026. (BROOK MITCHELL / AFP)
Le Jesus College, à Cambridge (Royaume-Uni), le 15 août 2026. (BROOK MITCHELL / AFP)

Elles veulent laver son nom. Plus de 31 000 personnes, dont plusieurs députés, ont signé une pétition exhortant le Premier ministre britannique Andy Burnham à ouvrir une enquête publique sur le harcèlement médiatique dont aurait été victime l'universitaire Jason Arday, retrouvé mort vendredi, ont indiqué dimanche 16 août les organisateurs.

La pétition a été lancée par l'ONG "Good Law Project", qui défend notamment les droits des minorités. Le groupe soutenait Jason Arday depuis qu'il avait démissionné, au début du mois, de l'université et de son poste de membre du Jesus College, après que ces deux institutions ont ouvert des enquêtes sur des allégations de plagiat et d'inventions ou d'exagérations concernant son parcours personnel.

La police a indiqué que son décès n'était pas à ce stade considéré comme suspect, semblant privilégier la piste d'une mort naturelle ou d'un suicide et enquêtant pour en déterminer la cause. "Il ne fait aucun doute que la mort tragique du Dr Arday est la conséquence directe, prévisible et prévue du harcèlement médiatique", a écrit le Good Law Project sur son site web. "La couleur de sa peau a joué un rôle déterminant dans ce harcèlement", dénonce le groupe.

Les accusations visant Jason Arday ont été initialement formulées par un chercheur américain, Nathan Cofnas, lui-même renvoyé de Cambridge en 2024 après avoir été accusé de racisme. Dans un entretien accordé au Times en août, l'ancien professeur reconnaissait avoir commis des "erreurs" sur le plan académique, mais estimait que la "campagne" visant à l'évincer était "motivée par des considérations raciales".