Une pilule difficile à avaler
Éditorial. Les femmes prenant des contraceptifs au désogestrel sont exposées à des risques « faibles mais avérés » selon l’Agence nationale de sécurité du médicament. En 2026, pourquoi les femmes assument-elles encore seules la contraception et les risques sur leur santé ?
Ajouter L’union sur Google
Temps de lecture: 2 min
Si certains pensent encore que les petites filles naissent dans les roses et les garçons dans les choux, inutile de se raconter des histoires, la charge mentale et médicale de la contraception repose quasi exclusivement sur les femmes et cet état de fait suscite relativement peu de débats. Le regard de la société a changé avec #MeToo sur la question des violences faites aux femmes, mais côté contraception, RAS. Les filles n’ont qu’à se débrouiller pour ne pas tomber enceinte. Les questions de prise de poids, de saute d’humeur, de libido, et pire, d’exposition à un risque médical grave sont loin d’être l’affaire de tous, finalement.
Consultez l’actualité en vidéo
L’Agence nationale de sécurité du médicament s’apprête à envoyer un courrier à 1,6 million de femmes et 90 000 médecins pour les informer des risques « faibles mais avérés » des contraceptifs au désogestrel. Cette nouvelle alerte vient entamer un peu plus la confiance des femmes envers la pilule. Ce petit cachet quotidien lové dans une plaquette mensuelle incarnait tous les combats féministes des soixante dernières années en France pour disposer librement de son corps et choisir ou non d’avoir un enfant. Un progrès immense qui n’est pas sans risque pour la santé des femmes.
En 2026, pour la première fois en France, le stérilet a ravi la première place à la pilule, actant une véritable méfiance et un désamour. Ce sujet n’est ni une question de femme, ni une question purement médicale mais un sujet de société. Pourquoi les femmes devraient exposer seule leur santé pendant des années à des traitements hormonaux avec des risques dévoilés de façon si tardive ? L’accès à des méthodes contraceptives intra-utérines est-il rendu possible à toutes celles qui le souhaitent ? La question du remboursement et des déserts médicaux creusent indéniablement ces inégalités. Reste encore un aspect qui relève presque d’un tabou absolu, celui de la contraception masculine. Il faudra probablement une nouvelle révolution pour faire évoluer les mentalités…
Lire aussi
À vous de faire les comptes
Les pompiers en ont ras-le-casque
À droite toute
Juste pour vous
Les plus lus
« C’est mon arrière arrière grand-père qui a fondé l’exploitation » : cette entreprise de l’Aisne cultive des endives depuis plus de 76 ans
Par Pénélope Milan
Un mouvement de grève se met en place à l’hôpital de Soissons contre une réforme contestée
Par Axel Pichon
Remboursement des cures thermales : Franck Leroy, président du Grand Est, monte au créneau
Le défenseur du Stade de Reims Samuel Kotto sélectionné avec le Cameroun
Par Julien Collomb
Sécheresse : Franck Leroy propose une « année blanche » pour « donner de l’oxygène aux agriculteurs »
Par Corinne Lange
Une braderie d’automne gourmande à Reims
À lire aussi
« C’est mon arrière arrière grand-père qui a fondé l’exploitation » : cette entreprise de l’Aisne cultive des endives depuis plus de 76 ans
Voir plus d’articles