Vidéo raciste de la police municipale de Carcassonne : "Quelle honte", "Ils doivent être révoqués" Les réactions politiques se multiplient
l'essentiel La diffusion d’une vidéo montrant plusieurs policiers municipaux de Carcassonne tenir des propos racistes, sexistes et homophobes suscite une vague d’indignation. Plusieurs responsables politiques réclament désormais des sanctions.
La vidéo n'aura mis que quelques heures à provoquer une onde de choc politique. Après la publication, mardi 8 septembre au soir par Midi Libre, des propos racistes, sexistes, homophobes et complotistes tenus par plusieurs policiers municipaux de Carcassonne, les réactions politiques n’ont pas tardé. À gauche, les condamnations se multiplient.
Parmi les premières à réagir, Carole Delga n’a pas mâché ses mots. La présidente socialiste de la région Occitanie s’est dite "écœurée par ces propos racistes, misogynes et ces appels à la violence". "Quelle honte. Des sanctions doivent être prises. Porter l’uniforme, c’est servir la République. Pas la salir", a-t-elle dénoncé.
Écœurée par ces propos racistes, misogynes et ces appels à la violence de policiers municipaux de Carcassonne.
L’un d’eux est un proche du maire RN, investi dans la sécurité du parti.
Quelle honte.
Des sanctions doivent être prises.Porter l’uniforme, c’est servir la… https://t.co/oyeD4iTFqf
— Carole Delga (@CaroleDelga) September 9, 2026
L'élue pointe également les liens entre l'un des policiers mis en cause et le Rassemblement national (RN). Le brigadier-chef principal de 50 ans, qui tient une grande partie des propos entendus dans la vidéo, est un sympathisant du parti de Marine Le Pen et a participé à la sécurité de plusieurs de ses événements. En février dernier, selon nos confrères, il était présent lors d'un déplacement de Jordan Bardella à Carcassonne, venu soutenir Christophe Barthès, alors candidat RN aux élections municipales.
Manuel Bompard réclame leur révocation
Une proximité dont se sont également saisis plusieurs responsables de La France insoumise. "Lui et ses collègues présents dans la vidéo doivent être révoqués sur-le-champ et amenés devant les tribunaux", a réagi Manuel Bompard, coordinateur national de LFI.
Dans cette vidéo filmée par sa caméra piéton, le chef de la police municipale de Carcassonne, membre du service de sécurité du Rassemblement national, vomit ses propos racistes, islamophobes, sexistes et homophobes.
Lui et ses collègues présents dans la vidéo doivent être… https://t.co/99ILLlgbhf
— Manuel Bompard (@mbompard) September 8, 2026
Le député des Bouches-du-Rhône dénonce "un chef de la police municipale" qui "vomit ses propos racistes, islamophobes, sexistes et homophobes" et appelle à "nettoyer la police de la cave au grenier pour la débarrasser de ces individus qui lui font honte et de tous les responsables qui les couvrent".
Au-delà du comportement des policiers, Manuel Bompard s’en prend directement au Rassemblement national. "Que ceux qui passent leur temps à dédiaboliser le Rassemblement national ouvrent les yeux : rien n’a changé dans ce parti infesté par le racisme et le fascisme", accuse-t-il.
« J’en peux plus, en centre-ville, du bicot, du nègre, du nègre, du bicot, de l’Afghan »
« C’est un bougnoule qui pue le kebab. »
Cinq minutes de déferlement de haine raciste d’un chef d’équipe de la police municipale de Carcassonne, également membre du service de sécurité du… pic.twitter.com/l4zjoqp34v
— Thomas Portes (@Portes_Thomas) September 8, 2026
Son collègue insoumis Thomas Portes avait déjà réagi sur X dans le même sens, dénonçant "cinq minutes de déferlement de haine raciste" de la part d'un policier "également membre du RN". "L'extrême droite dévoile une fois de plus son vrai visage", a-t-il ajouté.
"En 2027, ne leur donnons pas les clés de la France"
De son côté, Olivier Faure a lui aussi dénoncé ces propos, invitant à regarder la vidéo "jusqu’au bout" pour prendre la mesure de leur violence. "Vous aurez une idée de ce que raciste, sexiste, homophobe, complotiste veut dire", a réagi le premier secrétaire du Parti socialiste. "En 2027, ne leur donnons pas les clés de la France !", a-t-il lancé.
Écoutez cette vidéo jusqu’au bout et vous aurez une idée de ce que raciste, sexiste, homophobe, complotiste veut dire. Ce policier municipal fait partie du service d’ordre du RN. Donc aucune sanction de la part du maire RN de Carcassonne.
— Olivier Faure (@faureolivier) September 8, 2026
En 2027, ne leur donnons pas les clés de… https://t.co/42hqbbagkq
Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a également condamné les propos "avec la plus grande fermeté", dénonçant une police municipale "du RN "qui "insulte avec des propos racistes, homophobes et transphobes".