Villers-la-Ville veut s'outiller d'un SDC pour gérer son développement
En juillet 2024, la Région avait soumis aux Communes un schéma de développement territorial (SDT) fixant divers objectifs généraux de développement dont la densification des villages définis comme des "centralités", sous-entendant que les autres zones n'étaient pas appelées à connaître une urbanisation notable.
"Intégrisme anti-rural", avait alors lâché le bourgmestre Emmanuel Burton (MR), citant son homologue socialiste d'Hotton Philippe Courard.
Pour le territoire villersois, Tilly, Villers et Marbais avaient été retenus en tant que zone de centralité. Rien pour Sart-Dames-Avelines par exemple, pourtant le plus grand village de l'entité, disposant de commerces, de transports en commun… et de terrains à bâtir disponibles.
L'avis défavorable sur le SDT suggéré par la Région avait à l'époque fait l'unanimité autour de la table du conseil villersois. La Commune a décidé de reprendre la main pour définir les grandes lignes de son développement territorial et au dernier conseil communal, le collège a proposé de lancer un schéma de développement communal (SDC). La maîtrise d'ouvrage sera confiée à l'inBW et le travail à venir sera centré sur "l'optimisation spatiale".
Les honoraires pour ce travail sont fixés à un peu plus de 45 000 € TVA comprise.
L'échevin de l'Aménagement du territoire Marc Druez a précisé que le SDC doit être un outil stratégique qui aidera à gérer des problématiques telles que l'artificialisation des sols, l'étalement urbain, le logement, les activités économiques et la mobilité.
En réalité, il y avait deux possibilités: soit ce SDC orienté vers l'optimisation spatiale, soit un travail plus global pour inclure notamment les enjeux environnementaux, sociaux ou encore patrimoniaux.
Et Nadial El Abassi, pour l'opposition Écolo, s'est demandé pourquoi ce choix d'un document plus limité avait été posé à Villers."On nous a dit que le SDC global, c'est plutôt pour les grandes villes", a répondu Marc Druez.
Ce que Bénédicte van Cutsem (EPV) a contesté. Pour elle, un SDC global aurait donné l'occasion de se pencher sur les implantations commerciales, par exemple. Ce qui peut toujours être utile quand on envisage un développement à long terme. Côté Écolo, on a aussi fait remarquer qu'un SDC limité n'aborde pas les enjeux environnementaux et climatiques, pourtant cruciaux.
Du coté du collège, on estime en revanche que les thèmes abordés dans ce SDC font bien partie des enjeux environnementaux. "Mais on n'en est qu'au cahier spécial des charges, le débat est prématuré", a conclu Marc Druez.
Lors du vote, les partis de la minorité ont choisi l'abstention.
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