Trois cas de contamination chez des chevaux ont été confirmés à Perpignan, Saint-Estève et Elne. Un cas humain a également été détecté en juillet. La Préfecture et l’ARS rappellent les gestes essentiels de prévention.

Le virus "West Nile" ou virus du Nil Occidental en Français, s’invite dans les Pyrénées-Orientales. Trois chevaux ont été officiellement déclarés contaminés sur les communes de Perpignan, Saint-Estève et Elne, et un cas humain a été confirmé dès le mois de juillet. Des chiffres qui ont conduit la Préfecture et l’Agence Régionale de Santé (ARS) à hausser le ton et à rappeler les mesures de prévention à adopter.

Un virus transmis par les moustiques

Régulièrement détecté sur le pourtour méditerranéen, le virus West Nile se transmet via les moustiques du genre Culex, qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés. Les chevaux et les humains sont considérés comme des "hôtes accidentels" : ils peuvent contracter le virus après une piqûre de moustique infecté, mais ne peuvent pas le transmettre à leur tour. Il n’y a donc aucun risque de contamination de cheval à homme, ni d’homme à homme.

Chez l’humain, l’infection est dans la grande majorité des cas asymptomatique. Elle peut toutefois se manifester par un syndrome pseudo-grippal ou de fièvre soudaine, maux de tête, douleurs musculaires, parfois accompagnés d’une éruption cutanée. Dans moins de 1 % des cas, des complications neurologiques peuvent survenir. La Préfecture prévient tout de même que "toute apparition brutale de ces symptômes doit conduire à une consultation médicale immédiate".

Les bons gestes à adopter

Face à cette situation, les autorités insistent sur la nécessité de se protéger contre les piqûres de moustiques : port de vêtements longs et clairs, application de répulsifs sur les zones découvertes, et utilisation de moustiquaires pour les personnes les plus vulnérables, comme les nouveau-nés, les femmes enceintes ou les personnes immunodéprimées. Il est également recommandé d’éliminer toutes les eaux stagnantes autour du domicile, véritables nids à larves de moustiques.

Du côté des propriétaires de chevaux, la vigilance est de mise. Rentrer les animaux avant la tombée de la nuit, limiter les points d’eau stagnante, poser des pièges à moustiques et traiter les chevaux selon les recommandations du vétérinaire sont autant de mesures préventives conseillées. La vaccination reste le moyen de protection le plus efficace, et les détenteurs d’équidés sont invités à se rapprocher de leur vétérinaire pour établir une stratégie adaptée. Tout cas suspect doit par ailleurs être obligatoirement déclaré auprès de la DDPP.