Voici combien de temps vous devriez passer aux toilettes lorsque vous allez à la selle
Life 03/08/2026 06:51
Il y a une durée idéale, et elle est certainement plus courte que vous ne le croyez.

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« Il faut s’asseoir, aller à la selle sans effort, se sentir vidé, se nettoyer et partir », explique Mme Waid. « Il ne faut pas forcer ni passer du temps assis là, à attendre que les selles sortent »
Combien de temps passez-vous aux toilettes pour faire vos besoins ? Deux minutes ? Sept minutes ? Vingt minutes ? Eh bien, il s’avère qu’il existe une durée « saine » à ne pas dépasser.
Car passer trop de temps aux toilettes peut entraîner des problèmes de santé, voire être un symptôme plus grave. Voici ce que les gastro-entérologues veulent que vous sachiez.
[Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un article paru en juillet 2026 sur le HuffPost américain. L’article original est à lire ici. Il a été traduit, raccourci et édité dans un souci de compréhension pour un lectorat francophone.]
Vous passez probablement trop de temps aux toilettes
Selon les médecins, plus de quelques instants aux toilettes pour aller à la selle, c’est déjà trop. La durée maximale varie selon les professionnels, mais est tourne autour de cinq minutes. C’est ce que confirme Melissa Hershman, professeure adjointe de médecine à l’Université de santé et des sciences de l’Oregon. « Le temps approprié à passer aux toilettes ne doit pas dépasser trois minutes à chaque fois », indique-t-elle.
Leslie Waid, infirmière praticienne en gastro-entérologie, se montre un peu plus indulgente : elle indique une fourchette qui ne devrait pas dépasser plus de « cinq à dix minutes ». Valentine Millien, gastro-entérologue à l’hôpital Houston Methodist, quant à elle, assure qu’une durée proche de cinq minutes est idéale.
« Il faut s’asseoir, aller à la selle sans effort, se sentir vidé, se nettoyer et partir », explique Mme Waid. « Il ne faut pas forcer ni passer du temps assis là, à attendre que les selles sortent ». En effet, forcer et pousser de manière excessive peut « provoquer un traumatisme pelvien, des lésions », selon le Dr Hershman, notamment des hémorroïdes.
« D’autres problèmes peuvent survenir en cas d’effort excessif, notamment des fissures anales, qui sont des déchirures de la muqueuse du canal anal et qui peuvent être très douloureuses », ajoute Leslie Waid.
Que faire si cinq minutes ne suffisent pas ? « En réalité, au bout de cinq minutes, si rien ne se passe, nous conseillons généralement aux patients de sortir, d’attendre que l’envie revienne, puis de retourner aux toilettes », détaille Millien. Avec un peu de chance, à votre retour, vous pourrez faire votre affaire en seulement quelques minutes.
Que faire si vous passez plus de 10 minutes aux toilettes
Si vous avez l’habitude de squatter les toilettes plus longtemps, il existe quelques astuces pour réduire le temps nécessaire à la défécation. Tout d’abord, la position est importante : utiliser un marchepied pour élever vos genoux et vous rapprocher d’une position accroupie peut soulager en partie la pression exercée sur le rectum.
Et, bien qu’il soit courant d’emporter son smartphone partout (y compris aux toilettes), il vaut mieux s’en abstenir. Des études montrent que les personnes qui emportent leur téléphone aux toilettes y passent plus de temps et présentent un risque plus élevé d’hémorroïdes, pointe Millien.
Par ailleurs, « l’exercice physique est un excellent moyen de favoriser la motilité intestinale. Je dis souvent à mes patients que si vous ne bougez pas, vos intestins ne bougent pas non plus », ajoute Herschmann. Vos choix alimentaires ont évidemment un impact sur vos selles, et il est important de « viser au moins 25 grammes de fibres par jour », selon le Dr Hershman. À titre indicatif, une pomme contient environ 4,5 grammes de fibres, une tasse de quinoa en contient 5 grammes et une tasse de lentilles en contient 15,5 grammes.
Dans certains cas, un indicateur à ne pas négliger
Les taux de cancer colorectal sont en hausse chez les jeunes adultes, et les signes de ce cancer peuvent se confondre avec certains des problèmes liés à un mauvais transit. « Le sang dans les toilettes, on pensait autrefois que cela était uniquement dû à des hémorroïdes, mais si cela vous arrive, il est nécessaire et important d’en parler à votre médecin », affirme Millien.
Si vous remarquez un changement dans vos habitudes intestinales, par exemple si vous aviez auparavant des selles régulières et que vous souffrez désormais fréquemment de constipation ou de diarrhée, vous devriez également en parler à votre généraliste, « car cela pourrait être le signe d’une inflammation ou d’une obstruction du côlon », ajoute l’experte. Autant de signaux à ne pas négliger, car « de nombreux jeunes patients atteints d’un cancer du côlon sont aujourd’hui asymptomatiques, à l’exception de saignements rectaux intermittents ». Si vous remarquez tout changement inquiétant, parlez-en à votre médecin.