Ce n'est pas en consultant les classements de la plate-forme officielle de la FVWB que vous le verrez (ceux-ci ont du mal à s'actualiser…), mais l'équipe A de Floreffe occupe bel et bien le haut du tableau de la promotion B, elle qui a fait "carton plein" sur ses trois premiers matchs (9 points sur 9 et zéro set concédé). Son programme de reprise n'avait pourtant rien d'une sinécure. "Notre début de calendrier était en effet difficile, convient Robin Foret. On commençait par affronter Chaumont C, une équipe descendue de Nationale 3 et très forte. Puis, on avait droit à un match piège sur le terrain de Jemeppe B, avant de recevoir Stabulois, autre adversaire pouvant prétendre au top 3 dans la série. Il fallait donc absolument prester, surtout lors des deux rencontres à domicile."

Le coach des Sambriennes n'en fait pas mystère: l'objectif est clairement la montée, cette saison. "Le but est de ramener une équipe du club en Nationale 3 et, de notre côté, on a démarré avec une cote de favori, qui a fait écho chez tous nos concurrents. On est donc l'équipe à battre, pour tout le monde. On sera attendus partout. Cela induit une pression positive, mais qui peut aussi s'avérer dangereuse dans certains contextes."

Le noyau floreffois s'est enrichi de quatre recrues de choix. "Les sœurs Alice et Sandrine Romainville sont arrivées de Rixensart, pour former un super quatuor d'attaquantes au 4, avec Constance Hinck et Célie Forthomme. Ce sont aussi des profils différents. Cela me permet de faire tourner, en fonction des adversaires et des qualités et défauts de chacune. On a aussi fait venir une centrale d'Anhée, Rima Dolotkazina, qui a évolué plus haut aussi. Un renfort de luxe. Et, avec Sarah Tarantino, qui vient de la N3 de Charleroi, on dispose de deux passeuses complémentaires", énumère le coach, enthousiasmé par ces conditions de départ idéales. "On a livré une bonne préparation, avec des entraînements qualitatifs consentis par un groupe où tout le monde apporte sa pierre à l'édifice. On aura besoin des quatorze joueuses de notre effectif pour faire face à la concurrence et éviter les pièges tendus sur notre route."

Ses protégées en ont déjà esquivé trois, pour présenter un premier bulletin aussi brillant que celui de son équipe de Nivelles, en N1 messieurs (où évoluent toujours les Namurois Damien Bouvier et Ugo Oger). "C'est vrai, j'en suis même à 18 sur 18", sourit Robin Foret."Avec ces deux projets visant le titre, c'est en tout cas une chouette année qui se profile."

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