La Sûreté publique a eu du flair, ce mercredi 30 septembre. Pour cause. Alors qu’un individu circulait à bord de son Audi A3 à hauteur de la place du Casino, les policiers ont procédé à un contrôle et ont constaté la présence d’une forte odeur d’alcool émanant de l’habitacle. À l’intérieur, un Roquebrunois de 39 ans, une canette de bière dans le bac de portière, une autre en train de s’écouler au sol. Sans surprise, le conducteur conduisait bien sous l’empire d’un état alcoolique.

Dans les locaux de la Sûreté publique, un petit peu moins de 2 grammes d’alcool par litre de sang sont relevés. « Nous sommes aux deux tiers du chemin pour faire un coma éthylique », fait remarquer le président du tribunal correctionnel Florestan Bellinzona, qualifiant le conducteur de « danger public ».

Ce vendredi 2 octobre, c’est sous le régime de la comparution immédiate que le prévenu devait répondre de ses actes, après un placement en détention. Car l’homme est déjà bien connu de la justice française pour des faits et condamnations similaires. Il venait même de récupérer son permis après 7 mois de suspension, encore une fois en raison de la boisson.

Peu de justifications du côté du prévenu. « Je suis bête », dit-il en tremblant dans le box, admettant un problème avec l’alcool.

« La justice n’est pas un organisme de soins »

Le substitut du procureur, Thibault Druon, rappelle les nombreux « avertissements » reçus par la justice française. « En France, il serait en état de récidive légale, assure-t-il. La police et la justice ont le devoir de protéger la société. La justice n’est pas un organisme de soins. Aux concernés de mettre en place des éléments pour ne pas se retrouver dans de telles conditions. »

Il demande deux mois de prison ferme, dont 45 jours avec sursis sous le régime de la liberté d’épreuve pendant 18 mois. Pour les 15 jours ferme, il propose un maintien en détention. Une réquisition accompagnée d’une interdiction de conduire en Principauté pour trois ans avec confiscation du véhicule.

Si la défense assurée par Me Rapaire met en évidence la prise de conscience du prévenu, et la nécessité de « lui tendre la main » en ne le maintenant pas en détention, le tribunal prend une autre direction.

Le Roquebrunois est condamné à trois mois de prison, dont deux avec sursis sous le régime de la liberté d’épreuve pendant deux ans. Avec obligation de soins. Le mois ferme sera bien effectué en prison. Il aura interdiction de conduire à Monaco pendant trois ans. Enfin, son véhicule est saisi.