Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi de soumettre l'Iran à un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu", avec de nouvelles mesures attendues "la semaine prochaine", en plus du blocus dans le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

"Ce sera une combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens", a déclaré M. Bessent sur la chaîne conservatrice Newsmax.

"Restez à l'écoute, d'autres annonces arrivent la semaine prochaine", a-t-il ajouté, sans préciser la nature de ces nouvelles mesures.

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Le ministre a présenté sa stratégie comme la combinaison de deux leviers, l'asphyxie financière et le blocus physique, citant en comparaison Cuba et le Venezuela: "Le Venezuela s'est immédiatement effondré quand nous avons imposé le blocus", s'est-il félicité.

Le vice-président JD Vance avait déclaré un peu plus tôt jeudi sur Fox News que "l'objectif numéro un" des Etats-Unis face à l'Iran était de "faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", "l'objectif numéro deux" étant "d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire".

Ce durcissement tranche avec les propos tenus par le même Scott Bessent le 4 août, quand il évoquait sur CNBC un possible accord avec Téhéran "aujourd'hui ou demain" pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Ces déclarations avaient fait grimper Wall Street et chuter les cours du pétrole.

Le choix de la pression économique intervient alors que la voie diplomatique semble complètement bouchée, Washington comme Téhéran campant sur leurs conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz.