Yémen: le gouvernement appuyé par l'Arabie saoudite ordonne la fermeture des aéroports «jusqu'à nouvel ordre»
Le gouvernement yéménite, appuyé par l'Arabie saoudite, a affirmé lundi avoir frappé l'aéroport de la capitale Sanaa, ravivant après des années de répit le conflit avec les rebelles houthis pro-iraniens, qui contrôlent le site. Les Houthis ont imputé l'attaque à Riyad et promis de riposter.
Publié le : 13/07/2026 - 17:35
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Selon un communiqué, l'Autorité de l'aviation civile a informé « toutes les compagnies aériennes et les organisations internationales opérant des vols à destination et en provenance des aéroports de la République du Yémen que tous les aéroports sont fermés jusqu'à nouvel ordre, avec effet immédiat ».
Le gouvernement yéménite, appuyé par l'Arabie saoudite, a affirmé ce lundi avoir visé l'aéroport de Sanaa, contrôlé par les rebelles houthis pro-iraniens, qui ont promis de riposter, dans l'épisode le plus grave entre les deux camps depuis des années et qui menace la trêve négociée par l'ONU en 2022.
Empêcher l'atterrissage d'un avion iranien
Le gouvernement, reconnu par la communauté internationale, a dit avoir voulu empêcher l'atterrissage d'un avion iranien transportant une délégation houthie partie à Téhéran pour présenter ses condoléances lors des funérailles du guide suprême défunt Ali Khamenei, après avoir tenté de la convaincre d'emprunter un avion de la compagnie nationale.
« Les milices terroristes houthies – soutenues par le régime iranien » ont insisté « pour autoriser un avion iranien à violer l'espace aérien yéménite. En conséquence, la piste de l'aéroport a été prise pour cible », a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.
Selon la chaîne des rebelles Al-Massira, les frappes ont visé les pistes de décollage et d'atterrissage.
Les Houthis dénoncent des frappes saoudiennes, promettent de riposter
Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a affirmé plus tôt que l'aéroport avait été visé par une série de « frappes saoudiennes », ajoutant que « cette agression ne resterait pas sans réponse et sans sanction ».
Le Yémen est en proie depuis plus d'une décennie à un conflit opposant les rebelles, qui se sont emparés de la capitale Sanaa puis d'une grande partie du nord du pays, et le gouvernement, appuyé par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite. Le pays le plus pauvre de la péninsule arabique connaissait toutefois une accalmie depuis une trêve négociée par l'ONU en 2022.
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