Zidane sur le point de dévoiler sa première liste : le suspense est à son comble - Sport.fr
Neuf jours. C’est le temps qu’il reste avant que Zinédine Zidane ne prononce, pour la toute première fois, les noms qui composeront son Equipe de France. Rendez-vous est pris le 18 septembre, à 18 heures, pour un moment que tout le football tricolore attend avec une impatience à peine dissimulée.
Depuis le 28 juillet dernier, Zidane a officiellement pris les rênes des Bleus, succédant à Didier Deschamps au terme d’un règne de quatorze ans. Mais entre l’intronisation officielle et le premier acte fort du mandat, il aura fallu patienter. Cette liste-là ne sera pas une liste comme les autres : elle doit couvrir quatre rencontres de Ligue des Nations, face à la Turquie, la Belgique, l’Italie puis à nouveau la Belgique, entre fin septembre et début octobre. Autant dire que Zizou n’a pas droit à l’erreur pour ce premier rassemblement.
Sans surprise, l’ossature de l’équipe qui a disputé la Coupe du monde 2026 aux Etats-Unis devrait rester largement en place. Les cadres de l’ère Deschamps ont, pour la plupart, encore de belles cartes à jouer et le nouveau sélectionneur n’a jamais caché son admiration pour la génération qui a porté les Bleus ces dernières années. Mais voilà, un sélectionneur qui débarque, c’est aussi l’occasion de bousculer un peu les habitudes.
Et justement, la rumeur enfle du côté de la Botte. Une pioche venue tout droit d’Italie ferait son apparition parmi les convoqués, de quoi surprendre plus d’un observateur. Rien d’officiel pour l’instant, mais le nom circule déjà avec insistance dans les couloirs du football hexagonal. De quoi donner le ton d’un mandat qui s’annonce, dès son lancement, marqué par quelques choix inattendus.
Il faut dire que Zidane n’a jamais été du genre à se contenter de gérer les acquis. Champion du monde 1998, triple lauréat de la Ligue des champions sur le banc du Real Madrid, l’homme a construit sa légende sur l’audace autant que sur le talent. Reste à savoir si cette philosophie se traduira, dès sa première liste, par un vrai coup d’éclat ou par une transition plus mesurée, le temps de prendre ses marques à la tête d’un groupe qu’il ne connaît, pour l’instant, que de l’extérieur.
Un premier test grandeur nature, donc, pour celui qui rêvait de ce poste depuis des années. Car Zidane n’a jamais fait mystère de son envie de diriger un jour les Bleus, lui qui avait longtemps loué la fonction sans jamais l’occuper. Le voilà à pied d’œuvre, avec une pression proportionnelle à son standing : celle d’un triple Ballon d’Or qui doit désormais faire ses preuves sur le banc de sa sélection.
La Ligue des Nations, sur le papier, n’a rien d’un enjeu vital. Mais elle sera scrutée à la loupe, tant par les suiveurs des Bleus que par la presse internationale, curieuse de voir comment « Zizou » gère sa première sélection. Un groupe France, une Italie qui reste un adversaire coriace, une Belgique séduisante depuis plusieurs saisons : le programme ne fera pas de cadeau pour un baptême du feu.
D’ici au 18 septembre, les spéculations vont continuer de courir. Chaque déclaration, chaque indiscrétion sera passée au crible. Et pour cause : cette première liste dira beaucoup de la vision que Zidane a du football qu’il veut imprimer aux Bleus pour les années à venir, entre l’Euro 2028 et le Mondial 2030. Un chantier de longue haleine qui commence, très concrètement, dans quelques jours à peine.