155 mètres, 35 cabines grand luxe et une salle de concert : le megayacht de la famille royale d’Oman mouille entre Nice et Monaco
Ses deux larges cheminées et ses dimensions hors-norme le feraient bien passer pour l’un de ces paquebots de croisière prisés par une clientèle aisée désireuse d’échapper aux monstres des mers transportant leurs passagers par milliers. Mais c’est bien un yacht privé qui mouille actuellement au large de Saint-Jean-Cap-Ferrat.
Et pas n’importe lequel : l’embarcation de 155 mètres, baptisée Al Saïd, est la propriété de la famille royale d’Oman.
Dessiné par l’un des plus célèbres architectes navals, Espen Oeino, le navire était, lors de sa sortie des chantiers allemands Lürssen Blohm & Voss en 2008, le plus grand yacht du monde. La mode des megayachts chez les ultrariches l’a relégué, depuis, à la huitième place.
Avec sa coque en acier et sa jauge de 15 850 tonneaux, l’Al Saïd est alimenté par deux moteurs de près de 22 000 chevaux, qui lui permettent d’atteindre une vitesse de 25 nœuds. Il possède un helipad, une piscine et – ce qui fait sa singularité – une vaste salle de concert pouvant contenir un orchestre de 50 musiciens. Le yacht peut accueillir, dans des conditions de confort ultime, quelque 70 passagers répartis dans 35 cabines de luxe. Quant à l’équipage, il dépasse les 150 membres.
Oman, de la pauvreté à l’opulence grâce au pétrole
Le yacht avait été commandé par le sultan d’Oman de l’époque, Qabus Ibn Saïd, descendant de la dynastie Al Saïd qui règne depuis 1744 sur cet État du sud-est de la péninsule arabique deux fois plus petit que la France et peuplé de 5 millions d’habitants.
Après avoir renversé son père en 1970, c’est lui, Qabus Ibn Saïd, qui avait engagé son pays dans l’exploitation du pétrole à grande échelle et amené la prospérité dans un territoire qui était jusqu’alors l’un des plus pauvres du monde. Mort sans descendance en 2020, après un demi-siècle ans de règne, le sultan avait légué son yacht à sa famille.
On ignore si l’actuel sultan, Haïtham ben Tariq, 70 ans, à la tête du sultanat depuis la mort de son cousin, est présent au large de Saint-Jean-Cap-Ferrat.