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Colère étudiante

Suivez ci-dessous les dernières actualités autour des blocus scolaires à Liège.

Rédaction

Source: Avec Belga

8 octobre 2026, 20:15Dernière mise à jour: 20:18

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20:16

Actions étudiantes à Liège: 76 arrestations effectuées par la police

La police a procédé jeudi à 76 arrestations en marge des actions étudiantes à Liège. Les différents contrôles ont permis 68 arrestations administratives et 8 judiciaires, indique la police. 

À 18h30, la situation était jugée comme "calme" par les autorités. Une présence policière sera néanmoins assurée pendant la nuit dans le centre-ville de la Cité Ardente. Depuis jeudi matin 6h00, une ordonnance de police est entrée en vigueur sur tout le territoire de la ville de Liège. Elle interdit les rassemblements de plus de trois personnes.

17:28

Les syndicats soutiennent le mouvement des élèves

La CSC et la CGSP Enseignement soutiennent les élèves qui se mobilisent en Fédération Wallonie-Bruxelles pour "de meilleures conditions d'apprentissage et des perspectives d'avenir dignes". Syndicats chrétien et socialiste rappellent tous deux que la Convention internationale relative aux droits de l'Enfant stipule que les jeunes ont le droit d'exprimer leur opinion sur les questions qui les concernent et aussi de se réunir. "La violence institutionnelle dans laquelle doit actuellement grandir notre jeunesse ne peut que provoquer sentiments de révolte et indignation", relève la CSC.

"Classes surchargées, bâtiments insalubres, augmentation des seuils de réussite sans les moyens d'aide adéquats, restriction de l'accès à l'enseignement qualifiant, hausse des coûts des études : la liste des plaintes des élèves est longue et légitime", pointe de son côté la CGSP Enseignement.

Des pancartes accrochées devant l'athénée Fernand Blum de Bruxelles, le 7 octobre 2026.
Des pancartes accrochées devant l'athénée Fernand Blum de Bruxelles, le 7 octobre 2026. © Photo News

Les deux dénoncent le "mépris" du gouvernement de la FWB. "Seul un acharnement idéologique conduit les gouvernements MR-Engagés à préférer détruire l'école, le social et la culture plutôt que de demander plus d'efforts aux épaules les plus larges", affirme la CSC.

Les organisations disent respecter l'autonomie pleine du mouvement, qui n'a besoin ni de tuteurs ni d'être récupéré. "Il est clair que si le gouvernement s'entête à refuser de discuter des vrais problèmes de l'école et à remettre en cause la légitimité de ce mouvement, que ce soit en raison de l'âge des manifestants ou en raison des violences, dont il faut aussi interroger les origines, il ne fera qu'attiser la colère de celles et ceux qui vivent l'école au quotidien", poursuit la CGSP Enseignement.

"Pour la CSC francophone, la véritable violence est avant tout celle de l'argent, des inégalités et des politiques qui privilégient les intérêts des plus aisés au détriment du plus grand nombre. Face à cette réalité, résister collectivement à l'oppression et à l'injustice est non seulement un droit fondamental, mais aussi un devoir démocratique", estime la CSC. "Une société qui n'offre plus d'espoir aux générations futures est une société qui fait le lit de l'extrême droite et qui se meurt", prévient-elle.

16:57

Un tir de carabine à plomb contre des manifestants à Liège

Selon une information de la RTBF confirmée par la police et le cabinet du bourgmestre de Liège, un coup de carabine à plomb a été tiré en direction des étudiants qui ont manifesté dans le calme ce jeudi matin (voir ci-dessous). Deux personnes ont été très légèrement blessées. Une plainte a été déposée et une enquête ouverte.

Les faits ont eu lieu alors que le cortège passait près de la foire. Pour éviter que des casseurs éventuels s'en prennent à leurs installations, des forains se sont rassemblés jeudi matin aux différentes entrées du site. Les forains démentent toutefois leur implication dans ce tir.

Mercredi soir, lors de la mise à sac du centre-ville, les forains, notamment armés de barres de fer, s'étaient déjà postés aux différentes entrées de la foire pour empêcher les casseurs de détériorer leur matériel. Après quelques tensions et affrontements, les émeutiers s'étaient alors redirigés vers d'autres lieux de la ville.

La foire a ouvert ses portes ce jeudi comme prévu à 15h30. Elle avait déjà pu rouvrir mercredi soir, environ 1h30 après les incidents.

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14:13

Des centaines d'étudiants ont défilé dans le calme dans les rues de Liège jeudi matin

Un cortège composé d'élèves du secondaire et d'étudiants du supérieur a pris la direction de la gare des Guillemins, ce jeudi matin à Liège. Selon les organisateurs, ils étaient plus de 3.000. D'après les informations de la police, maximum 400 personnes ont pris part à ce cortège. Quelques adultes ont également été aperçus.

Le cortège a quitté l'université de Liège (ULiège), place du XX août, vers 11H, pour arriver peu après 12H sur le parvis de la gare des Guillemins. Les étudiants ont défilé via l'avenue Maurice Destenay, le boulevard d'Avroy, l'avenue Blonden et la rue Paradis. Ils ont principalement alterné entre chants et slogans de revendication, comme "Étudier est un droit qu'on ne négociera pas", "Justice nulle part, police partout" et une chanson reprenant "Shoot l'Arizona", a-t-on pu entendre sur place.

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"Nous sommes dans la rue pour réclamer une école gratuite, pour protester contre la hausse du minerval et de l'abonnement TEC. Nous essayons de mettre en place une vraie synergie entre le secondaire et le supérieur, notamment", a déclaré Tom Jeunejean, secrétaire de la Fédération liégeoise des Jeunes socialistes et coorganisateur du cortège, auprès de Belga.

Aucun incident majeur n'est à signaler. Seuls trois jeunes cagoulés ont reçu l'ordre de policiers en civils de retirer leurs couvre-chefs.

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Depuis ce jeudi matin 6H, les rassemblements de plus de trois personnes sont interdits sur tout le territoire de la ville de Liège. Mais, dans ce cas, le cortège était autorisé par l'autorité judiciaire.

11:06

Une centaine d'étudiants rassemblés place du XX août à Liège

Une centaine d'étudiants étaient rassemblés jeudi matin devant l'université de Liège (ULiège), place du XX août. L'ambiance est calme, mais la police est sur place.

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Selon les étudiants, ils viennent à la fois du supérieur et du secondaire. Les Jeunes FGTB et les Jeunes CSC enchaînent les discours pour exprimer leurs revendications. Une enceinte met également l'ambiance avec de la musique.

La police est sur place, mais reste en retrait pour l'instant. Quelques combis veillent à proximité.

10:06

Le profil des personnes interpellées tend à changer

Selon les derniers chiffres de la police cités par HLN, 79 arrestations administratives et 8 arrestations judiciaires ont été menée mercredi, d'où un total de 87.

"Depuis le 1er octobre, on assiste à une augmentation continue de la violence, mais aussi à une augmentation du nombre de casseurs. Ces derniers jours, ce sont des profils qui n'ont plus rien à voir avec des élèves. Globalement, nous n'avons pas remarqué de manifestants étrangers à la Ville de Liège de manière massive", a ajouté Jean-Marc Demelenne, le chef de corps de la police de Liège.

Jean-Marc Demelenne, le chef de corps de la police de Liège.
Jean-Marc Demelenne, le chef de corps de la police de Liège. © BELGA

"La masse de personnes rend compliquée l'intervention de la police et augmente le risque de danger pour les élèves. Aux dernières nouvelles, nous avons des blessés dans les rangs policiers, pas chez les émeutiers", a précisé Willy Demeyer.

Jusqu'avant-hier, 70% des arrestations concernaient des personnes mineures. Depuis hier, le chiffre est tombé à 50%.

08:37

Quintin accuse les antifas: "Les élèves sont manipulés"

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin (MR), désigne des mouvements antifascistes comme responsables des débordements. "Nous savons qu'un mouvement de type antifa est actif à Liège", a affirmé Bernard Quintin. Selon lui, les élèves sont "manipulés pour véhiculer des messages politiques violents".

Le ministre a annoncé un renforcement de la présence policière grâce à l'envoi d'équipes supplémentaires venant de Liège et d'Anvers. Il a également fermement condamné ces violences.

Pour le ministre, la "situation est inacceptable". "On a le droit de ne pas être d'accord, mais on n'a en aucun cas le droit de tout casser et de s'en prendre aux personnes", a souligné le libéral. "L'ordre et la tranquillité seront rétablis. Tous les moyens nécessaires, la police fédérale et les zones de police locales notamment, seront mobilisés. Il y a une responsabilité des parents, des écoles, mais aussi du mouvement antifa. En semaine, l'école reste obligatoire. Des adultes parviennent à manipuler des enfants", a-t-il ajouté selon La Libre.

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21:41

Hier

Le bourgmestre de Liège interdit les rassemblements de plus de trois personnes

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer (PS), a décidé d'interdire dès jeudi 06h00, sauf exceptions, les rassemblements de plus de trois personnes sur le territoire de la commune, a-t-il annoncé mercredi. La police a fait état de plus de 50 arrestations administratives et judiciaires mercredi, après de nouvelles émeutes dans le centre-ville. Plusieurs policiers ont été blessés.

L'interdiction concerne la voie publique et les lieux publics jusqu'au 16 octobre à 23h59, sauf abrogation anticipée ou prolongation. Des exceptions sont prévues, notamment pour les membres d'un même ménage, les mineurs accompagnés d'un adulte responsable, les manifestations préalablement autorisées, les activités professionnelles et les déplacements directs vers les écoles, les commerces ou les établissements horeca.

21:41

Hier

Valérie Glatigny propose d'ouvrir un espace de dialogue au sein de chaque école

La ministre de l'Éducation Valérie Glatigny (MR) souhaite créer au sein de chaque école un espace où les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles pourraient faire remonter leurs préoccupations scolaires vers son cabinet, a-t-elle indiqué mercredi à l'issue d'une rencontre avec le comité des élèves francophones (CEF).

"L'idée c'est d'avoir, systématiquement pendant la journée scolaire, un endroit où les élèves peuvent faire remonter leurs demandes, via par exemple les conseils des élèves, jusqu'au niveau ministériel", indiqué Mme Glatigny à l'issue de la réunion. 

"Ce qu'ils veulent surtout, c'est être écoutés", a-t-elle ajouté.

La ministre fera une proposition à ce sujet dès vendredi devant le conseil des ministres. La proposition sera aussi soumise la semaine prochaine aux fédérations des pouvoirs organisateurs de l'enseignement.

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20:16

Hier

Commerces saccagés et affrontements dans le centre de Liège en fin d'après-midi

La situation s'est fortement tendue mercredi en fin d'après-midi dans le centre de Liège, en marge de la mobilisation étudiante. Des affrontements et des arrestations ont eu lieu vers 17h00 place Saint-Lambert, a constaté l'agence Belga sur place. La police a fait état dans un bilan provisoire de 30 arrestations administratives et deux judiciaires.

Plusieurs commerces ont été saccagés, notamment les enseignes Base et Fnac. Un groupe important s'est ensuite dirigé vers le quartier des Guillemins, en passant par la foire, qui a dû être fermée. La gare a également été bloquée. Les commerçants ont reçu un message BE-Alert leur demandant de fermer leurs portes en raison d'émeutes en ville.

Ces individus sont ensuite repartis vers le centre-ville, marquant un arrêt à l'entrée de la foire, face aux forains et aux policiers. En début de soirée, des affrontements se poursuivaient notamment sur la place de la République française, tandis que des manifestants étaient dispersés en plusieurs endroits.

La matinée avait été plus calme, avec plusieurs cortèges défilant avec pancartes et slogans. Dans l'après-midi, un abribus avait été incendié sur cette même place. La police avait utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule et permettre l'intervention des pompiers.

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18:02

Hier

Un message BE-Alert urge les commerçants liégeois à fermer leurs enseignes en raison d'une "émeute en cours"

Un message BE-Alert a été émis à destination des commerçants de Liège afin que ceux-ci ferment leurs enseignes, a indiqué mercredi la police liégeoise. Celle-ci évoque d'"importantes émeutes en cours". La gare des Guillemins est également fermée pour les mêmes raisons.

"Les émeutiers ont saccagé des magasins et se dirigent vers les Guillemins après avoir été refoulés par la police", ont précisé les forces de l'ordre.

"Des manifestants ont commencé à vandaliser la Fnac. Le magasin Quick a également subi des dégâts. De plus, ils ont tenté d'incendier une Volkswagen Polo", rapporte un journaliste VTM News.

Les forces de police sont sur place en grand nombre et déploient des canons à eau. 

© ANP / EPA

17:25

Hier

La mobilisation des jeunes suscite des échanges électriques au parlement

Hurlements et doigts levés: le ton est monté de plusieurs crans mercredi après-midi en séance plénière du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles au moment d'aborder le mouvement de mobilisation des jeunes en faveur de l'éducation. Après plusieurs jours d'agitation parfois violente, les députés de l'opposition PS, PTB et Ecolo ont dénoncé avec force tant les mesures politiques qui ont alimenté le mécontentement que la réponse jugée inadéquate du gouvernement face à la contestation.

"Vos mesures sont perçues par nos jeunes comme injustes et violentes", a attaqué Christie Morreale (PS). "Alors que vous aviez promis en septembre de reprendre le chemin du dialogue, vous n'avez eu d'autre message envers les jeunes que de leur dire qu'ils étaient instrumentalisés", a fustigé l'ancienne ministre.

Christie Morreale (PS).
Christie Morreale (PS). © BRUNO FAHY

Pour Amandine Pavet (PTB), il est logique que la jeunesse soit aujourd'hui dans la rue. "Vous leur dites qu'il n'y a pas d'argent pour leur éducation, pour leur transport public... mais vous claquez des milliards pour un avenir de guerre et de violences!", s'est-elle emportée.

S'exprimant pour les Verts, Barbara Trachte a déploré que le gouvernement n'ait offert à ces jeunes en plein désarroi qu'une "réponse condescendante, un grand silence ou une assimilation à des fauteurs de troubles". "Mépriser les jeunes est contraire aux missions notre institution et complètement contre-productif", a jugé l'écologiste.

Barbara Trachte (Ecolo).
Barbara Trachte (Ecolo). © BELGA

Dans la majorité, élus MR et Engagés ont laissé entendre des analyses différentes, mais sans évoquer ni l'un ni l'autre le fond des griefs avancés par les élèves mécontents. Tout en reconnaissant le droit de manifester, Diana Nikolic (MR) a déploré les violences et plaidé pour que le choix de ceux qui veulent aller aux cours soit respecté. "La place d'un élève, c'est à l'école. Ce n'est pas le MR qui le dit, mais la loi sur l'obligation scolaire", a insisté l'élue liégeoise.

Diana Nikolic (MR).
Diana Nikolic (MR). © Photo News

Dénonçant elle aussi les violences constatées, Sophie Fafchamps (Engagés) a toutefois appelé à ne pas retenir de la séquence les seuls débordements de la jeunesse. "Leur inquiétude est réelle", a estimé l'élue, pointant une ère du temps anxiogène faite de crises économiques, de menaces de guerre et péril climatique. "Comment peuvent-ils être rassurés par rapport à leur avenir? (...) Il n'y a pas de solution dans la répression mais dans le dialogue", a-t-elle insisté.

Interpellée directement par les députés, la ministre de l'Éducation, Valérie Glatigny (MR), est apparue mercredi moins ferme que la semaine dernière. "Je comprends leur besoin de s'exprimer, mais pas de casser et de brûler. (...) Cette violence éclipse le message des jeunes", a dit la ministre. Celle-ci a à nouveau démenti toute réduction de l'encadrement des élèves ou un désinvestissement dans les bâtiments scolaires. Un message qu'elle répètera sans doute mercredi à l'occasion d'une rencontre prévue avec le comité des élèves francophones (CEF) ce mercredi en fin de journée à son cabinet.

Valérie Glatigny (MR).
Valérie Glatigny (MR). © Benoit Doppagne

S'exprimant elle aussi lors de ce débat par moments aussi sonore que chaotique, la ministre de la Jeunesse, Valérie Lescrenier (Engagés) a répété qu'elle se rendrait ce jeudi à Liège pour rencontrer les protestataires. "Leur colère doit être entendue et transformée en dialogue", a plaidé la centriste.

16:50

Hier

Un abribus Letec incendié à Liège

Un abribus Letec a été incendié mercredi après-midi place de la République française, dans le centre de Liège, a constaté Belga sur place. Plusieurs centaines de jeunes étaient présents. La foule était calme malgré l'incendie, avant l'arrivée de policiers casqués et des pompiers. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les personnes présentes et permettre l'intervention des secours.

Un abribus détruit sur la place de la République française, à Liège, le 7 octobre 2026.
Un abribus détruit sur la place de la République française, à Liège, le 7 octobre 2026. © Photo News

La matinée avait été plus calme dans la ville, où plusieurs cortèges organisés ont défilé avec des pancartes en scandant des slogans. Des étudiants des hautes écoles rejoignent progressivement le mouvement des élèves du secondaire.

15:26

Hier

Des magasins pillés à Liège

À Liège, plusieurs magasins ont été pris pour cibles. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent notamment des jeunes rassemblés devant un Smartoys et prenant d'assaut le magasin. D'autres commerces ont également été touchés.

Au total, 107 arrestations ont eu lieu ces derniers jours. Pour la seule journée de mardi, la police de Liège a fait état de 31 arrestations administratives, deux judiciaires et de plusieurs policiers blessés. Les personnes placées en détention administrative ont été libérées.

15:02

Hier

Le MOC, la CSC et Mars Attacks dénoncent à Charleroi les atteintes à l'enseignement

Le MOC, la CSC Enseignement et Mars Attacks ont mené mercredi midi une action conjointe de sensibilisation à Charleroi. À différents endroits du centre-ville, ils sont allés à la rencontre des citoyens pour mettre en avant les risques que font peser selon eux les réformes portées par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) sur le secteur de l'enseignement.

Cette action s'inscrit dans le sillage de toute une série d'autres menées depuis quelques mois par le MOC et ses organisations, qui ont pris l'habitude une fois par mois de pointer un secteur d'activités en FWB touché par des réformes et menacé par des pertes de services.

Pour l'enseignement, les trois organisations ont voulu aller au-delà des deux heures supplémentaires imposées aux enseignants du degré supérieur, a indiqué Adeline Baudson, secrétaire fédérale MOC Charleroi-Thuin

"On a voulu mettre l'accent également sur les atteintes à la gratuité scolaire, aux repas gratuits ou encore à la disponibilité des enseignants. C'est-à-dire sur toute une série de choses qui menacent l'école en tant que vecteur d'égalité et d'émancipation", a affirmé la responsable.

13:54

Hier

Des adolescents de 13 ans interpellés à Liège: “L’un d’eux a appelé à un attentat devant son école”

Plusieurs mineurs de 13 ans ont été interpellés en marge des manifestations estudiantines à Liège, selon le bourgmestre Willy Demeyer (PS), invité sur Bel RTL ce mercredi matin. “L’un d’entre eux a cassé des caméras de surveillance, un autre a appelé, via une publication sur les réseaux sociaux, à un attentat devant son école, avec un mode d’emploi”, a précisé l’élu socialiste au micro de Martin Buxant.

11:56

Hier

À Liège, les élèves interpellent le bourgmestre sur les interventions policières

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, et le chef de corps de la police, Jean-Marc Demelenne, ont rencontré mercredi matin des délégués d'élèves et des directions d'écoles pour échanger sur les mobilisations étudiantes entamées le 1er octobre. Les élèves ont présenté leurs revendications pour l'enseignement et interpellé les autorités sur les interventions policières de ces derniers jours.

Cette rencontre intervient après l'appel lancé mardi soir par le bourgmestre et le chef de corps à reprendre le chemin de l'école. Willy Demeyer a distingué les revendications liées aux mesures politiques de sa responsabilité en matière de sécurité et d'ordre public. Il a souligné la nécessité de protéger les jeunes et de créer des espaces de dialogue, tout en condamnant les dégradations. "Je ne veux pas de divorce entre la police et les jeunes", a déclaré le bourgmestre, qui a qualifié de "légitime" le combat des élèves pour l'enseignement.

Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, et le chef de corps de la police, Jean-Marc Demelenne, le 7 octobre 2026.
Le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, et le chef de corps de la police, Jean-Marc Demelenne, le 7 octobre 2026. © BELGA

Des étudiants ont notamment présenté leur volonté de construire un socle commun de revendications. Ils demandent un investissement d'urgence dans les écoles et les infrastructures collectives, des embauches dans l'enseignement, une refonte des contenus enseignés et une participation accrue des élèves aux décisions.

Plusieurs élèves ont toutefois mis en doute l'efficacité des formes pacifiques de mobilisation, estimant que les actions menées depuis plusieurs années n'avaient pas permis de se faire entendre. Certains ont interrogé le rôle des dégradations dans l'attention désormais portée au mouvement. Le bourgmestre a répondu que la casse risquait de discréditer les revendications et de concentrer sur elle le débat public.

Des élèves manifestant devant l'athénée communal Léonie de Waha à Liège, le 7 octobre 2026.
Des élèves manifestant devant l'athénée communal Léonie de Waha à Liège, le 7 octobre 2026. © BELGA

Les échanges ont aussi porté sur l'usage des gaz lacrymogènes, les arrestations et les blessures. Plusieurs élèves ont contesté l'affirmation du bourgmestre selon laquelle aucun jeune n'avait été blessé. Une élève a affirmé connaître des jeunes qui s'étaient rendus à l'hôpital. D'autres ont rapporté des insultes ou dénoncé des interventions qu'ils estiment injustifiées.

Jean-Marc Demelenne a, quant à lui, défendu la nécessité d'intervenir face aux dégradations et aux incendies. Il a expliqué que la dispersion des groupes et l'absence d'interlocuteurs identifiés compliquaient l'action policière. Willy Demeyer a reconnu que des erreurs peuvent survenir et assuré vouloir expliquer les interventions.

Interpellé sur la possibilité d'abandonner les poursuites contre les personnes arrêtées, le bourgmestre a indiqué ne pas pouvoir intervenir dans les procédures judiciaires. Il a évoqué un total de 107 arrestations depuis le début des événements, dont un peu moins de la moitié judiciaires, précisant que toutes les personnes arrêtées administrativement avaient été relâchées.

11:20

Hier

Un enseignant entame une grève de la faim

"Hors de question de s'habituer à l'odieux". Michel Barile, professeur d'histoire à l'Institut des Filles de Marie à Saint-Gilles, a entamé mercredi à 08h00 une grève de la faim de trois jours pour dénoncer la diminution du financement des repas scolaires. L'enseignant et délégué syndical CSC de 62 ans réclame le maintien de repas chauds gratuits pour les élèves les plus fragilisés.

Installé dans un local de l'établissement, il compte poursuivre son action jusqu'à vendredi à 15h30, avec un suivi médical. "Moi, j'aurai faim pendant trois jours, c'est vrai. Mais les enfants, eux, c'est tous les jours", explique-t-il.

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L'idée a germé en juin. Avec l'accord de la direction et du pouvoir organisateur, il passera deux nuits dans l'école. "Pour moi, une action se fait sur son lieu de travail", souligne-t-il. Il a déjà reçu des marques de soutien d'élèves.

Selon l'intersyndicale, le financement annuel des repas scolaires à l'Institut est passé de 85.000 à 35.000 euros. L'enveloppe de la Fédération Wallonie-Bruxelles a diminué de 16 à 14 millions d'euros, désormais répartis plus largement entre les écoles relevant de l'encadrement différencié.

L'école fondamentale a remplacé les repas gratuits par une formule payante proposée par un prestataire extérieur. Une cinquantaine des 273 élèves y sont inscrits. Les autres apportent leur repas. Certains n'ont toutefois parfois rien à manger, rapporte Michel Barile sur la base de témoignages de collègues. Dans le secondaire, des éducateurs ont également payé des sandwiches à des élèves faute de moyens, indique-t-il.

Le repas coûte désormais 4,50 euros. Selon l'enseignant, le travail d'information mené auprès des parents a amélioré le contenu des boîtes à tartines, mais des difficultés subsistent. Il dénonce un projet "élitiste" de la ministre Valérie Glatigny (MR), qui s'en prend, selon lui, "aux plus faibles". L'enseignant demande une concertation avec les organisations syndicales et une révision du financement. "On ne vous laisse pas seuls. Je ne trouve pas normal que des enfants ne puissent pas avoir à manger", insiste-t-il.

Du 12 au 16 octobre, des membres du personnel renonceront symboliquement à leur repas de midi. Un repas chaud sera offert aux enfants du fondamental le 13 octobre, avec l'aide du personnel et de parents. Le pouvoir organisateur et les directions soutiennent cette mobilisation. Une soixantaine de collègues participeront au "Relais de la faim". Des élèves du secondaire aideront également à organiser le repas destiné aux 273 enfants.

"Une école, quelle qu'elle soit finalement, est toujours un tremplin", souligne Johann Dizant, directeur du secondaire, qui défend l'égalité des chances dans ce quartier populaire. "Dans une école où les élèves sont respectés, les élèves nous respectent, bien évidemment, et on parle ensemble, on est ensemble, et on construit ensemble notre avenir."

08:47

Hier

Une cinquantaine de personnes arrêtées mardi en marge des actions étudiantes à Liège

Un total de 53 arrestations ont eu lieu mardi en marge des manifestations étudiantes à Liège, selon un nouveau bilan communiqué par la police locale. Parmi ces arrestations, sept étaient judiciaires et 46 administratives.

Le bilan total depuis jeudi 1er octobre est de 107 arrestations, comptabilise la police de Liège, qui précise que 27 sont judiciaires et 80 administratives.

23:01

6 octobre 2026

Willy Demeyer et la police appellent les élèves à "retourner en classe dès ce mercredi"

Le bourgmestre de Liège et le chef de corps appellent les élèves à retourner en classe dès ce mercredi. "Reprenez le chemin de l’école dès demain. Retourner en classe n’est pas renoncer à ses convictions. C’est, au contraire, refuser de servir de couverture à ceux qui cherchent uniquement la confrontation, la violence et le chaos."

Les autorités disent entendre les revendications des élèves et considèrent que celles-ci sont "légitimes". Elles dénoncent toutefois les violences commises en marge du mouvement, estimant que certains individus impliqués sont "extérieurs au mouvement étudiant".

Le bourgmestre et la police souhaitent désormais rétablir un dialogue avec les élèves. Ils annoncent notamment la mise en place de "canaux de dialogue" afin de permettre aux étudiants de faire entendre leurs préoccupations et leurs revendications "dans un cadre constructif", tout en appelant à mettre fin aux violences et aux dégradations.

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