La mobilisation des lycéens, qui réclament de meilleures conditions d'apprentissage, est en baisse jeudi par rapport à mardi où les manifestations en France avaient rassemblé entre 256.000 et 450.000 personnes.

Au total, 71.500 personnes ont manifesté jeudi en France, dont 24.500 à Paris, pour cette nouvelle journée de mobilisation des lycéens au cours de laquelle 504 interpellations ont été réalisées et 48 policiers et gendarmes blessés, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Par ailleurs, le ministère a estimé à 55.000 le nombre de personnes ayant participé "à des actions devant des établissements scolaires, une partie seulement ayant rejoint les manifestations".

Cette journée de mobilisation a été marquée par "une augmentation des violences urbaines (...) en marge des mobilisations pacifiques de lycéens venant entacher leur expression légitime", a-t-on déploré.

"Au total 504 interpellations ont été faites et 48 policiers et gendarmes ont été blessés", a précisé le ministère.

"Ces incidents graves ont particulièrement touché le corps enseignant et leurs établissements", selon Beauvau qui cite en exemples un incendie dans l'enceinte d'un lycée à Poitiers, "plusieurs dizaines d'individus (qui) se sont introduits dans le lycée" à Saint-Etienne et "ont saccagé la cantine".

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Colère lycéenne: les forces de l’ordre face au défi d'une réponse proportionnée

22:22

Mobilisation en baisse

À Bayonne, "des vitres du logement du gardien ont été détruites et des tirs de mortiers ont atteint des enseignants, à Toulouse un proviseur a été frappé par un adulte manifestant, à Saint-Chamond (Loire) le proviseur adjoint a été brûlé au visage par un mortier d'artifice", détaille le ministère.

Les forces de l'ordre ont été la cible de "jets de mortiers", "un véhicule de police a été incendié à Strasbourg", "des dégradations (ont été) commises sur l'hôtel de police de La Rochelle" et le commissariat des Capucins à Bordeaux a fait l'objet d'une tentative d'incendie, décrit-on.

En outre, "des intrusions violentes dans les établissements ont été commises comme à Lormont (Gironde) et à Lorient où des exactions ont eu lieu", ajoute Beauvau.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui "condamne fermement ces violences et salue le travail des forces de l'ordre", a réuni jeudi soir les préfets de zone, les directeurs généraux de la Police et de la Gendarmerie nationales et le préfet de police "pour faire un point précis de la situation sur l'ensemble du territoire".

La mobilisation des lycéens, qui réclament de meilleures conditions d'apprentissage, est en baisse jeudi par rapport à mardi où les manifestations en France avaient rassemblé entre 256.000 et 450.000 personnes. Jeudi les "cortèges déclarés ou organisés par les syndicats (...) se sont déroulés sans incident majeur sauf lors des dispersions où des incidents ont pu se produire comme ce fut le cas place de la Bastille à Paris", a noté le ministère.

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