Deux refus, puis la bonne ? Le feuilleton Maghnes Akliouche touche peut-être à son épilogue. Ce vendredi, le PSG a dégainé une troisième offre à l’AS Monaco — et cette fois, l’écart entre les deux clubs s’est réduit comme peau de chagrin.

Le montant, révélé par Flavien Trésarrieu (L’Équipe), tourne autour de 45 à 50 millions d’euros. Tout près, donc, du seuil réclamé par le club de la Principauté. Rappelons le contexte : Monaco n’avait jamais bougé de sa ligne, exigeant au minimum 50 millions fixes pour lâcher son ailier de 24 ans. La deuxième proposition parisienne, estimée à 35 millions, avait été balayée d’un revers de main. Trop court. Bien trop court.

Un joueur déjà convaincu

Ce que révèle surtout ce dossier, c’est la détermination du joueur. Car du côté d’Akliouche, tout est réglé depuis longtemps. Un accord de principe pour un contrat de cinq ans, courant jusqu’en juin 2031, scellé dès le mois de juin selon Fabrizio Romano. Luis Enrique s’est même fendu d’un appel personnel pour lui exposer son rôle dans le projet parisien. Autant dire que l’international français pousse pour ce transfert.

Et il l’a fait savoir. Auprès de ses coéquipiers en équipe de France, d’abord — Romano assure qu’il a confié son souhait de rejoindre la capitale. Difficile, dans ces conditions, pour Monaco de retenir un homme qui a la tête ailleurs. Thiago Scuro, le directeur général monégasque, le sait mieux que quiconque : garder un joueur qui veut partir, ça coûte cher dans un vestiaire.

Monaco pose son prix, Paris négocie

Reste que l’ASM n’a rien d’un club aux abois. Le rapport de force, il le connaît par cœur. L’été dernier déjà, Liverpool, Manchester United, Tottenham et Manchester City s’étaient tous heurtés à un tarif fixé autour de 70 millions. Aucun n’avait payé. Monaco peut attendre : Akliouche est sous contrat jusqu’en 2028, sans clause libératoire, sans échéance pressante.

Alors le club de la Principauté joue sa partition. Il pose son prix, laisse Paris revenir à la charge, et attend que le chèque s’approche de sa valorisation. Un équilibre classique, en somme. Le PSG évite la surenchère, Monaco obtient un montant proche de ses attentes. Chacun y trouve son compte, ou presque.

Une issue attendue avant le 8-9 août

Le calendrier, lui, resserre l’étau. La finalisation est espérée avant le 8-9 août, contrainte par la Coupe du monde des Bleus et la date de reprise des Mondialistes. Romano, de son côté, estime que la semaine à venir sera décisive. Les discussions se poursuivent, Paris se montre confiant.

Attention toutefois : toutes les sources ne chantent pas la même partition. Certaines évoquent un feu vert monégasque déjà donné, d’autres un énième refus. La vérité se situe sans doute quelque part entre les deux — dans cette zone grise où se jouent les derniers mètres d’une négociation.

Une chose est sûre : jamais Akliouche n’a été aussi proche de Paris. Le vestiaire parisien, lui, attend son ailier.