Alors qu'il n'est pas encore terminé, le futur parc à l'Hydrion séduit déjà les Arlonais qui s'y baladent: "L'idée est de garder un côté sauvage" (Vidéo)
Les Arlonais n'y résistent pas ! Le futur parc de l'Hydrion n'est pas encore achevé que les promeneurs du chef-lieu déambulent dans l'espace de 30 hectares.
Scène cocasse en ce samedi matin, 9 h. Alors qu'on a donné rendez-vous à l'échevine de l'Environnement, Anne Lamesch, un monsieur avec sac à dos pénètre dans ce lieu interdit, encore en chantier. La grille de chantier est à terre…
On rencontrera quatre autres randonneurs, comme ce couple de Schoppach enthousiaste: "Cela me rappelle l'Arlon d'antan !"
C'est dire le manque qu'il y avait à Arlon. Et ce que l'on a découvert deux mois avant l'inauguration est déjà vraiment très agréable, entre aménagements et côté nature. Si l'entrée fait encore un peu béton avec l'immense piste cyclable qui traverse le site, la bute aménagée fera le bonheur des enfants avec des jeux: tunnels, toboggan. Du haut, on voit Arlon et son skyline, comme le fait remarquer Mme Lamesh.
Ce sont les firmes Socogetra et TVB qui mettent en œuvre, l'auteur de projet est Atelier Paysage en association avec Arcadis. Ce parc, dont on parle depuis plus de 25 ans, est le résultat de recherches avec le DNF, Natagora, la Province, Idélux Eaux et Idélux Projets Publics.

La colonne vertébrale du domaine sera assurément cette passerelle de 120 mètres qui traverse une praire où coule la Semois et où brouteront des vaches highlands.
Au travers, on passe de caillebotis à des passerelles en bois. De chemins en dolomie, en sous-bois, mais aussi des chemins PMR. On y trouvera même un parc canin.
Au final, génial pour la balade bucolique ou le jogging d'autant qu'on rejoint les bois de l'Hydrion. Le centre, qui a cédé une petite part de terrain, y trouvera aussi son compte. Pour un budget de 4,3 millions d'euros, la Ville a touché le pactole (NDLR: 3,5 millions) avec des subsides de la Région wallonne, du Feder, du Plan de relance contre les inondations. Il faudrait vraiment être grincheux pour trouver à redire. L'inauguration est prévue le 26 septembre.
Anne Lamesch, vous êtes échevine de l'Environnement, comment garder ce parc beau ?
On a tout un plan de gestion lié au parc. Un plan de gestion qui ne demande pas une intervention trop importante, trop régulière des ouvriers communaux. Il y aura de la gestion différenciée, on va peut-être faire une fauche une ou deux fois par an. Pour les endroits de la zone récréative, il faudra évidemment assurer un peu plus de gestion. L'idée est de garder ce côté sauvage.
Et en matière de dégradation ?
Il n'y aura pas de surveillance a priori, on ne va pas mettre de caméras ici, on espère qu'il y aura un respect. On mettra les zones poubelles à la sortie du parc, on ne veut pas inciter les gens à y déposer les déchets. On espère compter sur le respect des gens face à cette beauté qui est là.
Les chevreuils de retour !
Outre des promeneurs impatients, on a croisé un chevreuil, ce samedi matin. "On voit avec plaisir que les anciens occupants sont revenus. L'idée était de partir de la diversité écologique !", explique Anne Lamesch. Né il y a plus de 25 ans, le projet a évolué puisqu'il devait être destiné à des installations sportives, en particulier pour le hoc-key. Aujourd'hui, on se dit que le citoyen va pouvoir se plonger dans la nature.
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