ANALYSE. Le Stade Toulousain peut dire ouf car le couac passa si près ! Comment les "rouge et noir" ont frisé la correctionnelle face à Vannes
l'essentiel Malmenés en première période, les Toulousains ont souffert jusqu’au bout face au promu vannetais. Mais ils ont fini par assurer l’essentiel, enlevant ainsi leur premier succès à l’extérieur, ce samedi 19 septembre, à Rennes, à l'occasion de la 3e journée de Top 14 (29-23).
43-18 il y a deux ans en ouverture du championnat à La Rabine à Vannes et 29-23 hier soir au Roazhon Park de Rennes. La délocalisation n’explique pas toute la différence. La progression de Vannes est un facteur d’explication beaucoup plus pertinent. Nous écrivions en début de saison que le club breton gagnerait cette saison plus de matchs que lors de sa première participation au Top 14 et nous persistons aujourd’hui même si Vannes s’est déjà incliné deux fois à domicile (mais face aux deux derniers finalistes). Mais il convient d’ajouter également dans notre analyse à chaud une partition du Stade en dessous de ses standards.
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Notamment en première mi-temps qu’on peut qualifier de manquée par Toulouse même si le champion de France a terminé cette dernière en tête (17-16). Mais disons que c’était bien payé. Car trop pénalisés et incapables de résister à la pression défensive des Bretons, les Toulousains ont été souvent malmenés avec notamment un 10-0 encaissé en sept minutes : une pénalité lointaine de Lafage puis un essai disons opportuniste du deuxième ligne Marks poussant du pied un ballon mal réceptionné par Thomas.
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En suivant, la pression vannetaise a stoppé net les offensives toulousaines et les Stadistes ont forcément péché dans la conservation, incapables d’enchaîner de longues séquences. Et c’est ainsi que le compteur du Stade était toujours à zéro au quart du match alors que Vannes se montrait toujours aussi réaliste avec un drop sur un renvoi d’en-but mal négocié par Ntamack (13-0).
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Pour refaire son retard, il a fallu que Toulouse tienne davantage le ballon et que Chocobares réalise deux coups décisifs. C’est tout d’abord sa passe à l’intérieur qui a libéré Gourgues puis Graou pour un essai de 70 mètres. L’Argentin démontra ensuite que son équipe pouvait paradoxalement marquer sans conservation du ballon ; Thomas déviant un ballon haut pour le Puma lancé comme un obus sur un renvoi alors que Vannes était devant au score (16-7) et que le Stade jouait en infériorité numérique.
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Une défense qui tient bon
Il allait de soi que les Toulousains ne réaliseraient pas le même début de mi-temps. Cette fois, le meilleur départ fut "rouge et noir" ; Thomas se montrant tout aussi opportuniste en bout de ligne que Bouthier fut fébrile. Et mine de rien, les Toulousains se trouvaient alors à un essai du bonus offensif. Mais cela ne signifiait en rien qu’ils allaient réaliser un cavalier seul. Bien au contraire, Vannes revenant aussitôt au score et offrant une fin de match à suspense.
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Heureusement pour le club "rouge et noir", la mêlée stadiste a pesé sur la fin de rencontre. Elle a notamment amené une pénaltouche, point de départ de l’essai de Kinghorn. Menant alors de six points (29-23), les Toulousains ont souffert jusqu’au bout puisqu’ils ont eu un ballon porté à défendre à cinq minutes de la fin du match. Ce qu’ils firent avec aplomb, pouvant ainsi dire ouf.