Après 38 ans de carrière, dont les deux derniers comme préfet maritime de la Méditerranée, le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas a fait ses adieux à la Marine
« Derrière chaque grand homme se cache une femme », dit le proverbe. À l’heure de quitter définitivement la Marine nationale, le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée entre le 1er septembre 2024 et le 31 juillet 2026, n’a pas manqué d’avoir une pensée pour son épouse Laurence - « mon roc, celle qui m’a permis de garder les pieds sur terre, même si ce n’est pas facile pour un marin ».
L’évocation de sa famille lors de son discours d’adieu aux armes lundi 31 août est peut-être le seul moment où l’ancien préfet maritime de la Méditerranée a laissé transparaître son émotion. Car, comme il le confie, « même si dire adieu n’est jamais simple […] on ne va pas pleurer parce que c’est fini, mais on va sourire parce que c’est arrivé ».
Rien d’étonnant tant le vice-amiral d’escadre Christophe Lucas s’est épanoui au sein de la Marine nationale. « Durant mes 38 années, j’ai tout aimé. La Marine m’a offert tout ce que je souhaitais mais aussi tout ce que je n’imaginais pas, en me permettant de lier de la plus belle façon qui soit mes deux passions que sont l’aéronautique et la mer », affirme-t-il. Et l’ancien pilote de l’aéronautique navale de se rappeler avec gourmandise son 1er vol solo de nuit en Fouga Magister, ses premiers vols opérationnels comme pilote sur Atlantique 2, ou encore les plongées à Toulon avec les nageurs de combat du commando Hubert.
Comme le souligne l’amiral Eric Janicot, son camarade de promotion, actuel inspecteur général des Armées-Marine, le VAE Lucas est « décidément un officier général complet ». Mais on s’en doute, ses qualités ne se limitent pas à son seul goût pour les sensations fortes. « Tu auras écumé les états-majors où tu te distingues par ton énergie sans limite, ton imagination, ta rigueur et ta profonde humanité », insiste encore l’amiral Janicot qui présidait la cérémonie.
L’amiral Christophe Lucas a mis un terme à 38 ans de carrière par la phrase rituelle : « terminé barre et machine ». Mais en réalité, il n’en a pas vraiment terminé avec la Marine puisque comme le glisse l’amiral Eric Janicot, il va « continuer à porter la voix de la Marine en particulier au sein du Haut Comité d’évaluation de la condition des militaires ».