Le retrait du projet de la FIFA de s'ouvrir à des investisseurs privés était « absolument nécessaire », a déclaré mardi Arsène Wenger, actuel directeur du développement du soccer mondial au sein de l'instance, alors que Mattias Grafström s'est exprimé dans un courriel interne aux employés de la fédération internationale de soccer.

La décision de retirer le projet était absolument nécessaire, explique Wenger, qui occupe son poste à la FIFA depuis 2019 et qui dit fermement croire à une FIFA indépendante, qui sert le soccer avec engagement, transparence, et intégrité.

Je n'étais pas impliqué dans ce projet dont j'ai appris l'existence dans la presse, ajoute le Français, ancien entraîneur emblématique d'Arsenal et qui est également conseiller technique au sein de l'IFAB, l'instance qui régit les règlements du soccer mondial.

Dans un courriel envoyé mardi aux salariés de la FIFA et consulté par l'AFP, le secrétaire général de l'instance Mattias Grafström a regretté pour sa part une série d'événements tristes et condamnables qui s’est heureusement conclue par l’abandon définitif du projet FFE – aussi décevants soient-ils, ne doivent pas occulter cette réalité. Nous avons tous été plongés dans une période de turbulences difficile à comprendre et à accepter.

Je vous assure que, en tant que membres de l’administration, poursuit Grafström, vous serez protégés et préservés du contexte politique que nous traversons actuellement. Vous n’avez pas à vous inquiéter. Les individus, les périodes d’instabilité et les épisodes malheureux passent. L’institution, sa mission et sa responsabilité envers le football, elles, demeurent. C’est pourquoi nous devons toujours faire preuve de professionnalisme, de recul et de sang-froid.

D'autres voix au sein de la FIFA se sont élevées contre le projet porté par son président Gianni Infantino de créer une société extérieure pour gérer ses activités commerciales et les tournois comme les Coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés.

Présenté à la surprise générale mardi dernier après qu'il a été révélé par la presse, le projet a finalement été retiré dans la nuit de vendredi à samedi face à l'opposition de nombreux acteurs du foot, dont la confédération européenne (UEFA).

Les propos de Wenger et de Grafström ont fait écho aux critiques directes formulées par Kevin Lamour, directeur des opérations de la FIFA et numéro 3 de l'organisation. Ce dernier a déclaré vendredi que le personnel s'était senti trompé par le projet d'investissement en capital-investissement porté par Infantino. Qualifiant ce plan de projet d'une seule personne, Lamour a affirmé que les employés de la FIFA méritent mieux que le mépris et l'intimidation.

Le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, a quant à lui démissionné vendredi, disant s'opposer catégoriquement au projet d'Infantino.

Ce dernier est pour l'instant le seul candidat déclaré à sa réélection à la tête de la FIFA, lors d'un scrutin qui se déroulera en mars 2027 à Rabat.

Quatre fédérations, toutes européennes, ont pour l'instant retiré leur soutien au président sortant : la Finlande, le pays de Galles, la Serbie, et la Suède.

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