Autoroute A69 Castres-Toulouse : "Abasourdie" par un péage exorbitant à 20,40 euros, Carole Delga lance un appel au ministre des Transports
l'essentiel Carole Delga tape du poing sur la table après l'annonce d'un péage pouvant atteindre 20,40 euros l'aller-retour sur la future autoroute A69 Toulouse-Castres. La présidente de la région Occitanie réclame une réunion d'urgence avec le ministère des Transports pour corriger cette situation intenable avant l'ouverture de l'axe début novembre 2026.
Un tarif insupportable. À quelques semaines de l'inauguration de l'A69 reliant Castres à Toulouse, les prix dévoilés par le concessionnaire Atosca provoquent un véritable choc, poussant Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie, à dénoncer un raté juridique de l'État.
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L'onde de choc des 20,40 euros
L'annonce est tombée comme un couperet pour les futurs usagers du sud du Tarn. Pour effectuer la liaison complète entre Castres et Toulouse au volant d'un véhicule thermique, la note s'élèvera à 10,20 euros l'aller simple, soit 20,40 euros l'aller-retour. Dans le détail, la portion de 53 kilomètres entre Verfeil (Haute-Garonne) et Castres (Tarn) coûtera 8,50 euros, auxquels s'ajoutent 1,70 euro pour rejoindre Toulouse via l'A680.
La réaction de la présidente de région ne s'est pas fait attendre face à ces montants jugés prohibitifs. "20,40 euros, pour les gens, ce n'est évidemment pas supportable", s'insurge Carole Delga. Malgré les formules d'abonnement annoncées par le concessionnaire pour réduire la facture des usagers réguliers, le tarif plein suscite une vive contestation locale.
L'incompréhension face au blocage juridique
Cette envolée des prix résulte d'un revers juridique majeur. L'État et les collectivités locales, dont la Région et le Département du Tarn, avaient pourtant préparé une enveloppe de 41 millions d'euros pour subventionner l'infrastructure et baisser les tarifs. Mais le Conseil d'État a retoqué cet avenant au contrat de concession.
Une décision qui passe très mal auprès de l'élue régionale, "très déçue que l'État n’ait pas anticipé correctement l’aspect juridique de la baisse des péages". Carole Delga rappelle mener ce combat depuis longtemps aux côtés du président du Département, Christophe Ramond : "C’est une demande constante que nous portons depuis au moins trois ans auprès des différents ministres".
Un appel urgent au ministère des Transports
Considérant que le travail réglementaire a été bâclé par l'État, Carole Delga ne dépose pas les armes. "J’ai toujours défendu des tarifs bien plus bas, et j’ai été abasourdie par l’avis négatif du Conseil d’État. Cela prouve que l’avenant rédigé par les services de l’État comporte une faille juridique. C’est grave", martèle-t-elle.
Refusant de laisser les automobilistes face à cette impasse financière, la présidente de Région demande l'arbitrage immédiat du gouvernement. "J’attends désormais que le ministre des Transports réunisse l’ensemble des acteurs, y compris l’agglomération de Castres-Mazamet, pour analyser la décision et trouver une solution. On ne peut pas imposer un tel tarif à la population du sud du Tarn", conclut-elle.