David, un habitant de Waremme âgé de 33 ans a écopé de cinq ans de prison ferme devant la cour d'appel de Liège pour avoir commis une tentative de meurtre à Waremme le 14 décembre 2020.

Le tribunal l'avait condamné à 5 ans de prison ferme par défaut. Après avoir formé opposition, il avait écopé de quatre ans de prison avec sursis pour la moitié de la peine car le tribunal avait qualifié les faits de coups et blessures ayant entraîné une incapacité de travail de plus de quatre mois.

La cour a estimé que l'intention homicide devait être retenue, notamment en prenant compte de l'arme utilisée et de la localisation des blessures.

Le tribunal avait estimé qu'il n'y avait pas d'intention homicide...

Jérémy, le frère David, qui avait également participé à la scène, avait écopé de 10 mois de prison ferme devant le tribunal correctionnel.

Il avait écopé d'une peine ferme

Le jour des faits les intéressés ont fait venir une dame à l'arrière d'un restaurant, situé dans la rue St-Eloi à Waremme avant de l'agresser.

La victime s'est rendue sur place en compagnie d'une personne, c'est sans doute ce qui lui a sauvé la vie. C'est cette personne qui l'a conduite aux urgences après les faits.

"J'ai vu David brandir un marteau et me porter un coup", avait déclaré la victime. En réalité, l'arme n'a pas pu être réellement identifiée, mais elle pourrait être une matraque télescopique ou une barre de fer.

Suite à l'agression, la dame a subi une blessure à sang coulant à l'arrière de la tête. David lui a porté un second coup très violent au niveau temporal gauche du crâne, juste au-dessus de l'oreille.

Lors des deux coups portés, l'objet s'est enfoncé de deux centimètres dans la boîte crânienne de la victime et a provoqué de gros dégâts !

Les prévenus n'ont pas comparu devant le tribunal

Depuis les faits, la vie de la dame a été chamboulée. En effet, elle n'est plus capable de travailler, ou encore de danser ou même de porter sa petite fille.

David a déclaré qu'il ne se souvenait plus bien des coups portés et de leur localisation.

"Je pensais qu'il allait regretter les faits", avait indiqué la victime, visiblement émue et déçue. "Il m'a pris ma vie. "

La cour a retenu l'intention homicide.

Me Colin Gilissen qui défend la victime est satisfait de cette décision. "Nous sommes extrêmement soulagés de cette réformation, qui confirme les explications données par ma cliente depuis l'entame du dossier", a expliqué Me Gilissen.

Me Thomas Grulois, qui assure la défense du prévenu, envisage pour sa part la possibilité de se pourvoir en cassation. "La décision est sévère", estime l'avocat. "La cour a prononcé la même décision que le tribunal qui avait dans un premier temps statué par défaut. Je vais analyser la décision puis voir le client pour envisager des suites éventuelles", termine-t-il.

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