C'est un sacré dossier qui fait son retour dans la petite commune de Burdinne, un dossier que l'on pensait enterré vu la levée de boucliers qu'il avait provoquée en 2024.

Le projet de d'extension de la porcherie à Marneffe avait en effet suscité un sacré émoi parmi la population et en particulier les riverains à l'époque. "On pensait que le promoteur ne le déposerait pas mais il l'a finalement fait", acquiesce le bourgmestre de la commune Frédéric Bertrand.

L'avis d'enquête public a été affiché ce 9 octobre 2026. Cette dernière doit démarrer le 23 octobre pour se terminer le 23 novembre prochain, et à la Commune de Burdinne on s'attend forcément à bon nombre de réactions, même si pour le moment c'est plutôt le calme qui prévaut.

En 2024, Quentin Dendauw, parlant au nom de Dewyse&Co, l'auteur du projet, n'avait pas passé une soirée paisible lorsqu'il s'était exprimé, dans le cadre de la réunion préalable d'information, devant les riverains au Cercle Saint-Remy, rempli comme un œuf pour l'occasion.

Environ 5 000 têtes

L'enjeu était de taille car il était question d'augmenter le nombre total de porcs de 2 000 à environ 5 000 têtes, une augmentation de 3 000 bêtes qui n'avait pas du tout été bien accueillie par l'assemblée qui avait émis bon nombre de remarques concernant le charroi ou encore les nuisances olfactives. Une extension des infrastructures était aussi prévue pour pouvoir y rassembler la totalité des bêtes.

Parmi les arguments avancés par les porteurs du projet, on soulignait à l'époque cette volonté de soutenir la filière locale, avec des porcs provenant d'Andenne et abattus à Aubel.

Consultation dans quatre communes

Le débat s'était aussi particulièrement centré sur les déjections des porcs, et sur les épandages. À ce sujet, Pol Guillaume, le bourgmestre de Braives de l'époque, présent lui aussi de par la localisation de la porcherie, pour partie sur le territoire de Fumal, s'était demandé si l'épandage de lisier n'aurait pas pu intéresser des agriculteurs.

Le projet a fait l'objet d'une étude d'incidences sur l'environnement.

"Il n'y aura plus de réunions d'information. Le permis a été déposé, on attend désormais la fin de l'enquête publique pour se prononcer, c'est un sujet très délicat. La porcherie actuelle n'a jamais vraiment posé problème, mais elle a un impact olfactif, si on double cela sera plus important. L'endroit est aussi localisé fort proche du centre de Marneffe. Aucune modification des bâtiments existants n'est prévue, le projet n'a pas vraiment changé depuis sa présentation il y a deux ans.

On s'attend à une levée de boucliers des riverains", poursuit Frédéric Bertrand.

Le dossier peut être consulté dans quatre administrations communales (Burdinne, Braives, Wanze et Villers-le-Bouillet), selon les horaires et les modalités propres à chaque commune.

Les habitants peuvent formuler des remarques écrites ou orales auprès de leur administration communale jusqu'au 23 novembre, à 11 h. Ils peuvent aussi demander des explications techniques au demandeur ou au conseiller en environnement de leur commune. "Ce qui compte le plus, c'est que chacun se manifeste pour ou contre le projet individuellement. Les pétitions n'ont pas grande importance", conclut le bourgmestre.

Un poulailler à Huccorgne

Notons que ce projet d'extension de la porcherie est concomitant à l'arrivée d'une autre enquête publique, qui concerne, elle, l'exploitation d'un poulailler d'engraissement d'une capacité de 39 600 poulets par Geoffrey Stasse, sur la localité d'Huccorgne.

Le dossier sera consultable à partir de ce 23 octobre, aux administrations communales de Burdinne et de Wanze.

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