20 Minutes avec agence

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Publié le 22/09/2026 à 14h16 • Mis à jour le 22/09/2026 à 14h16

Les découverts bancaires ne vont plus être accordés automatiquement. À compter du 20 novembre prochain, la France va appliquer une réforme issue d’une directive européenne. Actuellement, les règles du crédit à la consommation ne s’appliquent qu’aux découverts à partir de 200 euros. Les plus petits découverts ne sont pas concernés, explique Le Dauphiné Libéré, ce lundi. D’ici deux mois, c’en sera donc fini de cette souplesse. Le découvert touche près d’un quart des Français (24 %), selon un baromètre LesFurets/CSA établi en 2025.

Les 25-34 ans sont davantage touchés (42 % à découvert chaque mois) que les familles avec enfants (36 %). Si le compte bascule dans le rouge autour du 18 du mois en moyenne, c’est dès le 14e jour pour les 18-24 ans. Pour les ménages dont le solde du compte en banque est négatif, l’autorisation de quelques centaines d’euros constitue une réserve permettant d’absorber les dépenses de fin de mois. Dorénavant, cet avantage sera considéré comme un crédit à la consommation.

Une limite fixée à 200 euros

« Une autorisation de découvert n’est pas automatique, et il n’existe pas de droit au découvert bancaire. Votre banque n’est jamais obligée d’accepter que votre compte devienne débiteur », rappelle Service-Public. Une fois qu’elle vous l’aura accordé, la banque devra s’appuyer sur une analyse précise de la situation concernant les ressources financières, le patrimoine et les dépenses. Pour les découverts inférieurs à 200 euros, la consultation du Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers restera néanmoins facultative. Le fonctionnement du découvert n’évolue en revanche pas dans son coût. « Le découvert bancaire est payant », indique le site.

Les agios seront toujours facturés et « le dépassement du découvert autorisé entraîne des frais supplémentaires », indique la plateforme gouvernementale. Cependant, les minimums forfaitaires d’agios vont disparaître. Les banques devront maintenant inclure l’ensemble des frais liés au découvert dans le calcul du Taux Annuel Effectif Global (TAEG). Les frais fixes vont laisser place à des intérêts débiteurs réels calculés au prorata de la somme et de la durée. À noter également : les autorisations de découvert datant d’avant l’entrée en vigueur de l’ordonnance ne seront pas affectées par les nouvelles dispositions.