Des gestionnaires d’espaces verts bruxellois appellent à préserver les arbres existants
Un collectif de gestionnaires, paysagistes et arboristes des administrations bruxelloises plaide pour la création d'une plateforme régionale permanente, associant professionnels et décideurs afin de mieux coordonner et protéger le patrimoine arboré de la capitale.
Kevin Dupont
Source: Belga
22 septembre 2026, 14:16
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Un appel de gestionnaires d’espaces verts bruxellois à préserver les arbres de la capitale a été relayé mardi par Brulocalis, l’association de la Ville de Bruxelles et des communes de la Région de Bruxelles-Capitale, dans le dernier numéro de sa revue trimestrielle “Trait d’Union”. Les signataires demandent de faire de la préservation des arbres existants une priorité politique et budgétaire.
Remplacer? Pas si facile
Les professionnels rappellent le rôle des arbres pour améliorer la qualité de l’air, réduire les îlots de chaleur ou favoriser l’infiltration des eaux de pluie. Ils insistent particulièrement sur la valeur des arbres adultes. “Pour remplacer un tilleul de cent ans, il faut un jeune tilleul… et cent ans”, soulignent-ils. Remplacer un arbre adulte abattu par une jeune plantation ne permet donc pas, selon eux, de compenser à court ou moyen terme les services perdus.
Les gestionnaires pointent également les conditions de vie parfois difficiles des arbres bruxellois, notamment la compaction et le manque de volume des sols, les travaux, le stationnement, les réseaux souterrains ou l’imperméabilisation. Ils appellent à protéger davantage les sols et à mieux intégrer ces contraintes dans les arbitrages techniques et budgétaires.
De nombreuses difficultés
Ils plaident par ailleurs pour privilégier la qualité des plantations plutôt que leur nombre. Chaque nouvel arbre devrait disposer de suffisamment d’espace, d’un sol adapté et d’un plan de gestion à long terme. Certaines administrations ne disposent déjà plus, selon eux, des moyens humains suffisants pour assurer correctement la survie des jeunes plantations.
Les signataires dénoncent enfin les “abattages de confort”, notamment lorsqu’un arbre sain est supprimé pour permettre le passage d’un engin de chantier.