Petit moment de flottement, cette semaine, en commission du Tourisme au Parlement wallon. Le député-bourgmestre de Braine-le-Comte, Maxime Daye (MR), interroge la ministre Valérie Lescrenier (Les Engagés) sur les conditions d'octroi des aides régionales destinées à la création d'aires pour motorhomes. L'occasion d'évoquer le projet brainois, qui doit voir le jour au pied du plan incliné de Ronquières.

Sauf que, surprise, la ministre ne l'a pas sur son bureau. Selon les informations dont disposent ses services, seuls deux projets sont actuellement à l'examen : ceux d'Arlon et de La Louvière. Pas Braine-le-Comte.

Maxime Daye tient alors à rassurer la ministre : le dossier existe bel et bien. Il a simplement connu quelques mésaventures administratives.

"Je peux vous assurer que le dossier a été déposé il y a quelques semaines mais la personne qui devait s'en charger est en congé maladie. Une deuxième personne a pris le dossier et est aussi tombée en congé maladie. Une troisième personne a reçu le dossier avec accusé de réception", explique le député-bourgmestre.

Jamais deux sans trois ? Espérons surtout que le troisième fonctionnaire se porte comme un charme ! En attendant, le projet brainois n'est pas perdu dans les méandres de l'administration wallonne. Il attend simplement de pouvoir poursuivre son chemin.

Cinq kilomètres entre deux aires

Au-delà de cette petite mésaventure administrative, Valérie Lescrenier a rappelé les ambitions de la Wallonie en matière de tourisme itinérant, un secteur qu'elle considère comme une véritable opportunité économique.

L'objectif n'est toutefois pas de voir fleurir des aires de motorhomes à chaque coin de rue. La Région entend garantir une complémentarité entre les nouvelles infrastructures et les offres privées ou publiques déjà existantes.

Depuis le mois de mai, les nouvelles demandes de subsides doivent ainsi respecter une distance minimale de cinq kilomètres à vol d'oiseau avec une aire déjà enregistrée. Des dérogations restent possibles, notamment lorsque les infrastructures existantes sont saturées ou insuffisantes pour répondre à la demande touristique.

"L'objectif n'est donc pas de multiplier les infrastructures mais de soutenir les projets là où ils amènent une réelle plus-value pour le territoire", précise la ministre.

Les futurs aménagements devront également répondre à plusieurs exigences : raccordements électriques individuels, bornes de service automatisées, meilleure accessibilité pour les personnes à mobilité réduite et entretien professionnel assuré toute l'année.

Une enveloppe de 800.000 euros est prévue cette année pour soutenir ces projets. Elle pourrait être revue à la hausse en 2027.

Pour l'heure, Arlon et La Louvière sont donc les deux seuls dossiers officiellement examinés par les services régionaux. Braine-le-Comte espère rapidement rejoindre le peloton de tête.

À Ronquières, les motorhomes devront encore patienter avant de pouvoir stationner au pied du célèbre plan incliné. Le dossier, lui, doit d'abord franchir quelques obstacles administratifs. Et, manifestement, éviter les arrêts maladie en cours de route.

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