Le parquet de Paris a indiqué mardi à l’AFP avoir ouvert une enquête pour violation du secret professionnel sur des fuites dans la presse autour de la préparation du budget 2027, après avoir reçu un signalement du Premier ministre.

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LR

la rédaction

Créé le 29 septembre 2026 • 13:57

Mis à jour le 29 septembre 2026 • 13:58


Sébastien Lecornu, Premier ministre, lors d'une conférence de presse.
Sébastien Lecornu, Premier ministre, lors d'une conférence de presse.
Photo Christian Liewig / Bestimage / Christian Liewig / Bestimage

Le 7 septembre, Sébastien Lecornu avait annoncé, de façon inhabituelle, saisir la justice après la publication d’informations dans Les Echos selon lesquelles le gouvernement envisageait de soumettre à cotisations une partie des primes d’intéressement, participation ou abondements des employeurs aux plans d’épargne.

Outre la baisse des dépenses, le gouvernement veut aussi augmenter les recettes fiscales. Le Premier ministre a écarté toute « hausse généralisée d’impôts ». Mais le budget prévoit d’augmenter les prélèvements obligatoires, à 44,2 % du PIB contre 43,9 % en 2026, surtout grâce à la réduction de certaines niches fiscales.

Le signalement relevait que « deux articles faisant référence à des documents de travail provisoires et confidentiels relatifs à l’élaboration de la prochaine loi de finances pour l’année 2027 » avaient été publiés, a rappelé le parquet, sollicité par l’AFP.

Une semaine plus tard, le parquet « a ouvert une enquête préliminaire des chefs de violation du secret professionnel et d’abus de confiance confiée à la brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) ».

« Cette pression judiciaire pourrait inciter les sources à se taire »

Après ces fuites, Matignon avait regretté dans un communiqué des « agissements susceptibles d’influer sur la vie économique du pays ». « Ceux qui s’y prêtent exposent l’État, se placent en situation de déloyauté et d’illégalité, et pourront être poursuivis pénalement », insistaient les services du Premier ministre, tout en précisant que ce signalement ne visait pas la presse.

Le fait que le chef du gouvernement saisisse la justice avait cependant suscité l’inquiétude des syndicats de journalistes, dont la protection des sources est un principe démocratique fondamental.

« Cette pression judiciaire pourrait inciter les sources à se taire », avait regretté dans un communiqué le Syndicat national des journalistes (SNJ), appelant le gouvernement à respecter « un principe à valeur constitutionnelle », et « le cœur même du métier de journaliste ».


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