l'essentiel Après la dégradation sauvage de sa sculpture « Garonne », Christian Rampnoux retire ses œuvres de Lombez. Ulcéré, l'artiste dénonce un acte de destruction inédit et regrette ce coup dur.

Invité par Lombez Culture, le sculpteur Christian Rampnoux devait exposer ses œuvres, "Baigneuses" (grandeur nature), sur la promenade des passerelles jusqu’au 30 août. Mais suite aux actes sauvages qui ont vandalisé l’une des sculptures intitulée "Garonne" (notre édition du 22 juillet), l’artiste est revenu à Lombez pour les récupérer. Ulcéré, il a pu constater les affres commises sur "Garonne", en présence des représentants de l’association, Marie-Thérèse Caille et Paul Claudel.

"Ce qui me fait le plus mal et me met vraiment en colère, c’est de voir avec quel acharnement on a voulu détruire ma sculpture. C’est un véritable massacre. C’est la première fois que cela se produit. Il m’est arrivé d’avoir quelques dégâts mais jamais aussi graves ! Ces minables ont cassé non pas juste pour s’amuser mais pour détruire".

Et de se déclarer profondément "déçu non par Lombez mais par le comportement de ces personnes ". Il ne percevra aucune indemnisation, les assurances ne couvrant pas les dommages subis lors des présentations en extérieur.

À l’invitation de l’Agence du commerce cœur d’Agen, l’artiste a également déploré quelques dégâts, toutefois mineurs, et la mairie envisage de le dédommager. Christian Rampnoux de préciser à l’attention de la municipalité de Lombez qu’il ne demande rien. Habituellement installées dans des lieux publics, ses sculptures ont pour objectif de s’inscrire dans le quotidien, de dialoguer avec l’architecture environnante, la lumière et le passage du temps et donc, les sculptures quittent régulièrement son atelier pour rencontrer le regard du plus grand nombre.

Désormais, le sculpteur va devoir s’organiser différemment pour éviter ce genre de mésaventure. Pour l’heure, il expose sur un parcours artistique près du château de Blois, à Agen et à Nérac. De son côté, le maire Jean-Pierre Cot informe que l’enquête ouverte sur ces infractions pénales, suite à la plainte déposée par Lombez Culture, est toujours en cours.