Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Bernard Quintin (MR). © Emile Windal

La criminalité liée au trafic de drogue à Bruxelles constitue une “situation d’urgence nationale”, a déclaré mercredi le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Bernard Quintin (MR), à l’issue du Conseil régional de sécurité (Cores). “Tout le monde doit se mettre à table pour voir quelles sont les mesures qui fonctionnent et surtout celles que nous allons prendre.”

SW

Source: Belga

26 août 2026, 22:03

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Le ministre a mis un peloton de la réserve fédérale à la disposition des zones de police bruxelloises. “Les forces spéciales de la police fédérale vont renforcer leur collaboration avec la police locale”, a-t-il annoncé. Il a rappelé que la police fédérale de Bruxelles avait déjà été renforcée par 77 agents.

Le procureur du Roi Julien Moinil a toutefois signalé que le cadre n’était pas rempli. Des postes sont ouverts, mais les autorités recherchent des enquêteurs expérimentés pour travailler sur des meurtres, des crimes financiers ou du trafic d’armes.

Militaires dans la rue et immatriculation des trottinettes

Bernard Quintin a aussi discuté avec son homologue de la Défense d’un renforcement de la présence militaire à Bruxelles. “J’aimerais qu’il y en ait plus et qu’ils puissent sortir des gares et des stations de métro.”

Le ministre évoque également l’ouverture de centres fermés avec sa collègue chargée de l’Asile et de la Migration, ainsi que l’immatriculation des trottinettes avec le ministre de la Mobilité. Celle-ci permettrait leur suivi par les caméras ANPR.

“C’est une guerre que nous ne pouvons pas perdre”

Interrogé sur les responsabilités que les différents niveaux de pouvoir se sont renvoyées ces derniers jours, il a estimé que cette “poussée de fièvre” était passée.

“Je me réjouis de l’atmosphère autour de la table”, a-t-il affirmé, citant la volonté des communes, de la Région et du fédéral de travailler ensemble. “C’est un travail de longue haleine. C’est une guerre que nous ne pouvons pas perdre. Nous devons mener tous les combats ensemble”, a conclu Bernard Quintin.

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