Tour de France 2026 - ”C’était Vingegaard qui avait le plus à perdre” : la deuxième place du Danois est désormais menacée sur le Tour de France
Derrière l'intouchable Tadej Pogacar, la lutte pour le podium n'a jamais été aussi ouverte. Et Jonas Vingegaard est pleinement impliqué dedans. À peine 1'08 séparent le Danois, deuxième à 3'36, de Florian Lipowitz, sixième à 4'44. Chaque seconde comptera jusqu'à Paris.
Au Lioran, où il avait gagné en 2024, le double vainqueur du Tour a été devancé par tous ses rivaux directs. Lorsque Pogacar a placé son attaque, Vingegaard n'a même pas tenté de suivre. Un choix assumé. "J'ai immédiatement choisi de rouler à mon propre rythme. Je me suis dit que cela allait devenir un contre-la-montre individuel jusqu'à l'arrivée. Heureusement, j'ai reçu un peu d'aide dans la dernière ascension. La journée a été correcte pour nous. Cela aurait pu être bien pire." Le leader de Visma | Lease a Bike veut surtout retenir le positif. "Mes jambes vont de mieux en mieux. J'ai hâte d'arriver aux ascensions plus longues."
Remco Evenepoel, pourtant lâché dans les derniers kilomètres, raconte son incroyable fin de course: "J'avais gardé quelques forces"Juan Ayuso, qui a récupéré le maillot blanc, s'attend lui aussi à une bataille acharnée. "La lutte pour le podium sera intense jusqu'à Paris. Jonas nous a poussés dans nos retranchements. Je roulais à 450 ou 460 watts juste pour rester dans sa roue. J'aurais adoré collaborer avec lui, mais son rythme était trop élevé pour moi."
Le Tour de France 2026 est-il déjà plié après 6 étapes et la démonstration de Pogacar? "La lutte n'est pas encore terminée", affirme VingegaardEt puis il y a Paul Seixas. À 19 ans, le Français continue d'impressionner par sa maturité. Troisième de l'étape, à seulement deux secondes de Remco Evenepoel, il grimpe à la cinquième place du général, à 4'35. "C'était une étape de mecs forts, avec des efforts plus courts que dans le Tourmalet. Je suis content d'avoir pu rivaliser." Sans s'enflammer, il insiste sur sa gestion de course. "Le Tour est encore long, il faut savoir ne pas faire n'importe quoi." Dans la descente du Pas de Peyrol, il raconte avoir frôlé la chute. "Le goudron fondait. J'ai senti ma roue arrière partir sans même mettre de l'angle. La descente, c'était une patinoire."
Avant d'expliquer le final : "On a laissé Jonas Vingegaard rouler, car c'était lui qui avait le plus à perdre. Il nous a emmenés jusqu'à la fin." Avant que Seixas et les autres ne le règlent au sprint. Pour grappiller quelques précieuses secondes.
Le parcours du Tour de France 2026Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.