l'essentiel À presque 2,50 euros le litre de gasoil à la pompe, les Français se sentent pris à la gorge. Pour venir en aide à leurs habitants, plusieurs communes ont mis en place des aides diverses. Comme cette municipalité de Saône-et-Loire qui a fait baisser les prix à la station... pour la simple raison que c'est elle qui en a la gestion. Ailleurs en France, d'autres communes essaient elles aussi de venir en aide à leurs administrés.

Les prix à la pompe atteignent des sommets, touchant de plein fouet les usagers dépendants de leur véhicule. Alors pour soulager les ménages, plusieurs collectivités locales ont mis en place des dispositifs d'urgence. 

Ainsi en Bourgogne, certains automobilistes n'hésitent pas à faire quelques kilomètres de plus et à patienter dans la file d'attente qui peut s'étendre à l'extérieur de la station-service pour faire leur plein. Et pour cause, à 1,94 euro le litre de sans-plomb 95 et 2,20 euros le litre de gasoil, les tarifs à la pompe au Rousset-Marizy (Saône-et-Loire) sont imbattables. Cela tient à une volonté municipale, selon TF1, car la station-service est gérée bénévolement par la commune, "ce qui permet de tirer les prix vers le bas". 

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Le Journal de Saône-et-Loire (JSL) a consacré un article à ce fonctionnement unique. Il explique que la municipalité a signé un contrat avec TotalEnergies. "Avec une réduction de notre marge à 5 centimes par litre, cela nous permet de couvrir nos frais et de garder les comptes à l’équilibre", détaille le maire auprès de nos confrères. 

Carte prépayée pour faire le plein 

Autre initiative qui fait parler dans la presse, celle de la municipalité de Caudebec-lès-Elbeuf, près de Rouen (Seine-Maritime). Dans cette commune normande, la mairie distribue des cartes carburants prépayées de 80 euros aux gros rouleurs les plus modestes. Selon Tendance Ouest, l'aide avait déjà été mise en place en 2022 et vient d'être reconduite. Pour en bénéficier, il faut résider dans la commune depuis au moins trois mois, être salarié depuis au moins un mois et parcourir 15 kilomètres minimum pour se rendre sur son lieu de travail, tous les jours. L'aide est conditionnée aux revenus les plus modestes. 

D'autres communes ont choisi d'aider leurs administrés à se passer d'essence et de gasoil. TF1 cite l'exemple de La Tour-du-Pin, en Isère, qui prend en charge une partie du coût d'achat de kit de conversion bioéthanol, tandis que la municipalité de Margny-sur-Matz (Oise) a investi dans une voiture électrique partagée, mise à la disposition des habitants de la commune. "Avec cette voiture électrique, j'ai ma réservation pour 10 euros la journée, avec les 26 centimes du kilomètre, au total, pour 200 km, je vais être facturé 23 euros", détaille l'un des utilisateurs du dispositif, dans le reportage du JT de TF1. Par ailleurs, des communes misent davantage sur le vélo ou les transports en commun en ces temps de crise. 

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Plus près de nous, Rémi Branco, le maire de la commune lotoise de Puy-l’Évêque a lancé l'idée d'un "pass navigo rural" pour lutter contre les inégalités territoriales en matière de flambée des prix des carburants. Pour 50 euros par mois, un million de Français pourraient accéder à un véhicule électrique. "Il en va d’une certaine idée de la République et d’un idéal accessible : celui d’une liberté retrouvée", comme l'a écrit le maire, sur le site de la Fondation Jean Jaurès, à laquelle il contribue. 

Enfin, au printemps, des villes avaient fait le choix d'aider certaines professions pour permettre aux habitants de bénéficier d'une offre commerçante de proximité. Ainsi, à Basse-Goulaine, en Loire-Atlantique, les commerçants du marché s'étaient vus exonérés de droit de place lors d'une précédente hausse des tarifs des carburants, sur fond de guerre au Moyen-Orient, rapporte Ouest France.