À Villeneuve-de-la-Raho, la Boulangerie Pensuet est régulièrement récompensée pour ses productions artisanales. Derrière ses prix se cache Lilian Pensuet, un boulanger passionné de 21 ans.

Prix du meilleur apprenti de France (2023), prix du meilleur croissant de France (2024) puis du meilleur pain au chocolat en catégorie junior… Âgé de seulement 21 ans, l’artisan boulanger Lilian Pensuet a déjà reçu une dizaine de prix. Le dernier en date : celui de la meilleure baguette de tradition française des Pyrénées-Orientales, qu’il a remporté le 23 juin 2026.

"Je voulais faire comme mon papa"

D’aussi loin qu’il se souvienne, le jeune artisan a toujours suivi les traces de ses parents boulangers. "À un an, je jouais déjà dans les corbeilles de miche de pain", se souvient Lilian Pensuet dans un sourire. Le regard vitreux d’admiration, le Catalan évoque les prix remportés par son père qui participait lui aussi à des concours en tant qu’artisan boulanger. "Même avant que je commence le métier, dans ma tête, je voulais faire comme mon papa", avoue-t-il.

Lilian Pensuet a ainsi rejoint le CFA de Rivesaltes pour un CAP Boulangerie. "J’ai poursuivi mon alternance aux côtés de mon père. Il m’a beaucoup appris", affirme-t-il. "Depuis, je travaille avec mes deux sœurs, mes parents et ma petite amie", se réjouit fièrement le fils des créateurs de la Boulangerie Pensuet à Villeneuve-de-la-Raho.

Un entraînement minutieux

À côté des présentoirs de baguettes de pain, les prix gagnés se multiplient dans la vitrine. "Je ne me lance pas dans les concours pour la gloire ou pour le titre. C’est vraiment pour progresser", précise le boulanger. "Il n’y a pas un seul concours où je ne me suis pas remis en question" poursuit-il.

Pour en arriver là, le Catalan s’est entraîné durement, enchaînant pour certains concours jusqu’à deux mois de préparation. "Je me lève deux heures plus tôt pour lancer mes productions. Chaque jour je répète les mêmes gestes pour améliorer le goût, la texture, le visuel et mon efficacité", conclut-il. Arrivé au jour J, tout est préparé. "J’aime anticiper au maximum pour ne pas avoir de regrets", justifie-t-il.

"J’ai quand même toujours un petit stress", souligne le boulanger. "Le jury, le matériel, les ressources : c’est propre à chaque concours", explique-t-il. Une fois de plus, le savoir-faire du Catalan a payé. Un prix de plus vient s’ajouter au palmarès de l’artisan boulanger, cette fois-ci pour sa baguette.