Le compte communal 2025 est clôturé et le résultat a été présenté en conseil communal. À l'exercice propre de l'ordinaire, le boni est de 944 000 euros, portant le boni global – accumulé des exercices antérieurs – à 10,4 millions d'euros.

Le directeur financier Didier Passelecq a expliqué que ce boni à l'ordinaire était notamment dû à des dépenses de personnel non engagées l'an dernier, suite à des retards dans la concrétisation du plan d'embauche. Un montant de 200 000 euros a également pu être épargné grâce à une gestion active de la dette et à l'annulation d'intérêts d'emprunt suite à la reconstitution de la trésorerie.

Les dépenses en matière d'énergie, toujours difficiles à prévoir, ont aussi été moins importantes que prévu.

Un supplément de 330 000 euros engrangé via le PRI

En ce qui concerne les recettes, un supplément de 330 000 euros a été engrangé via les additionnels au précompte immobilier (PRI). Et la taxation des immondices pour les commerces a ramené 198 000 euros dans les caisses de la Ville. Le "disponible budgétaire" global est donc de 10,4 millions, ce qui permet de constituer des provisions pour l'avenir.

En ce qui concerne l'extraordinaire, pour cette première année de la législature, le taux d'exécution des investissements est d'un peu plus de 21%. Les principales dépenses ont été consenties pour l'immeuble du service communal Cadre de vie, et pour l'isolation de la toiture de la crèche de la Dodaine.

Le MR critique l'affectation des réserves

Germain Dalne, pour le MR, a estimé que ce taux de réalisation, à peine plus d'un cinquième des investissements prévus, est faible, alors qu'il était en moyenne de 30% lors de la législature précédente.

Le conseiller de l'opposition a précisé qu'habituellement, il se dit que l'approbation du compte de l'année précédente n'est pas un acte politique, et il est donc peu discuté en conseil. Mais désormais, de nouvelles règles autorisent les Communes à placer en provision le résultat positif d'un exercice comptable, sans le verser automatiquement dans le résultat global.

Ce que la majorité a fait en plaçant dans les réserves 500 000 euros pour la police, le même montant pour de futures dépenses énergétiques, et 1 million pour le CPAS.

Il reste donc 944 000 euros qui, seront versés dans le boni global et qui, au final, seront aussi affectés au paiement des "cotisations de responsabilisation" du CPAS, d'après l'analyse du conseiller communal MR. "Donc, sur 3 millions, il y en a 2 pour le CPAS, a conclu Germain Dalne. C'est disproportionné. Nous n'aurions pas fait le même choix…"

Anticiper les coûts

Le directeur financier n'a pas vraiment invalidé l'analyse, mais a précisé que les cotisations de responsabilisation coûtaient cher au CPAS, et que la réforme du chômage entraînera aussi des coûts importants. Et si "seulement" 500 000 euros ont été prévus pour la police, c'est parce que la zone a elle-même suffisamment de réserves.

Quant au taux de réalisation à l'extraordinaire, Axelle Valembois (LE) a fait remarquer qu'il était difficile de comparer une première année de législature avec une moyenne établie sur six ans. Ainsi, le taux de réalisation lors de la précédente législature était de 59 % l'année des élections. "On fera la moyenne après six ans", a conclu le bourgmestre Bernard De Ro (LE).

Lors du vote, le MR a choisi l'abstention.

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