Contre Josef Newgarden à Nashville, Álex Palou admet avoir été « un peu nerveux »
© Penske Entertainment: Chris Owens

Vainqueur pour la cinquième fois cette saison, sur l'ovale de Nashville, Álex Palou (Chip Ganassi Racing) a dû s'employer pour vaincre celui qui est sans doute le meilleur pilote sur ovales actuellement, Josef Newgarden (Team Penske).

En tête de la course lors de la dernière relance, à 31 tours de l’arrivée, Álex Palou savait qu’il allait devoir se battre face au trio de pilotes du Team Penske, qui ont finalement terminé aux deuxième, troisième et quatrième rangs. Le plus dangereux de ces trois-là était incontestablement Josef Newgarden, qui parvenait à conserver l’avantage sur un David Malukas en grande forme malgré un départ en dernière position.

C’est là que, malgré quatre titres de champion IndyCar et une victoire aux 500 Miles d’Indianapolis en 2025, Palou s’est presque senti pour la première fois dans la position de l’outsider, lui qui domine de manière insolente le championnat depuis son arrivée chez Chip Ganassi, en 2021. Si garder les commandes de la course dans l’air libre était aisé, une fois arrivé sur les talons des pilotes en fin de peloton, l’Espagnol a confessé une certaine nervosité…

« J’étais un peu nerveux à l’idée d’arriver dans le trafic parce que je sais que c’est là que Josef brille. C’est le meilleur ces dernières saisons. Je me disais : « S’il te plaît Alex, il faut que tu le fasses. » J’étais déterminé. Je voulais essayer et donner le meilleur de moi-même. Ouais, je suis tellement heureux que tout ait fonctionné. »

Le pilote de la Dallara-Honda n°10 a en effet dû se faire violence dans les dépassements des retardataires, notamment Louis Foster (Rahal Letterman Lanigan Racing) dans les derniers tours, en passant sur une ligne extérieure qui avait été lavée de tout grip par les grosses averses tombées dimanche, et qui avaient forcé le report de l’épreuve au lundi. Conservateur en début de course, Palou a pu prendre des risques au moment opportun.

« C’est toujours difficile, mec. Une fois que tu t’engages dans le trafic, tu te bats énormément avec la voiture. Je pense que tout le monde est logé à la même enseigne. C’est pour ça qu’on voit les plus gros écarts une fois qu’on traverse le trafic. Au début, je ne pouvais pas vraiment passer par l’extérieur. C’est là que je crois me faire dépasser par Josef et Santino (Ferrucci) avant d’entrer aux stands. Mais ouais, à la fin, j’étais très à l’aise avec. C’était un plaisir à piloter. »

Soleil de plomb

Apparu frais sur le podium malgré des températures qui ont dépassé les 35°C dans l’air, Álex Palou a eu une pensée pour ses deux comparses du podium, Josef Newgarden et David Malukas, qui ont tous les deux roulés blessés et ont semblé bien plus touchés physiquement par la chaleur. Newgarden traîne une blessure au pied depuis l’Indy 500, Malukas s’est blessé au genou (de grosses contusions) lors des essais libres du samedi à Nashville.

« Je suis fatigué. Je veux dire, je sens la chaleur. Mais je pense aussi que David pilote probablement blessé, tout comme Josef, non ? Ça n’aide pas. La chaleur était très intense. C’est surtout en sortant de la voiture que j’ai tout ressenti. Pendant que je pilotais, je pense qu’avec l’adrénaline et tout le reste, tu continues simplement et tu ne ressens pas grand-chose. Vraiment, je n’imagine pas piloter en étant blessé comme ils l’ont fait. »

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