La COP17 contre la désertification, qui se tient actuellement en Mongolie, a été marquée ce jeudi 20 août 2026 par une manifestation à Oulan-Bator. Une cinquantaine de représentants des peuples autochtones ont dénoncé la position des États-Unis, qui refusent de négocier plusieurs points à l’agenda de ce rendez-vous géopolitique et climatique, dont la participation des communautés locales et des peuples autochtones pour améliorer leur représentation dans la Convention.

Publié le : 21/08/2026 - 00:06

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Avec notre correspondant à Oulan-Bator, Étienne Cholez

Les femmes sont en première ligne de cette manifestation rythmée par des chants. Sur les pancartes, un même message, décliné en espagnol, en anglais et en français : reconnaître et respecter les droits des peuples autochtones. « Nous souhaitons que l’agenda tienne compte des populations autochtones. »

Hindou Oumarou Ibrahim, de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad, mène la manifestation contre la position américaine. Elle dénonce les conséquences que pourrait avoir ce blocage pour des populations déjà confrontées aux effets de la désertification. « J’ai ressenti le chaos qu’ils veulent semer. Déjà, les gens chez nous meurent tous les jours à cause de la soif ou de l’avancée du désert. Ce n’est pas acceptable de détruire les rêves ou la seule lumière que les gens pourront voir au bout du tunnel. »

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Trois points de négociation rejetés par Washington

Au total, les États-Unis s’opposent à trois points de négociation. Outre celui consacré aux peuples autochtones, la délégation américaine refuse de négocier les questions de genre ainsi que les synergies avec les autres COP, auxquelles les États-Unis ne participent pas.

Conséquence : les discussions sur la représentation des peuples autochtones sont pour l’instant repoussées. Une cause défendue notamment par Jennifer Corpuz, activiste philippine. « Nous prenons soin des terres depuis des siècles : nous ne sommes pas un problème, nous sommes une solution. »

Les manifestants disent avoir pu échanger en privé avec la délégation américaine. Mais la rencontre n’a pas permis de rapprocher les positions : ils décrivent un « dialogue de sourds ».

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