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  • « Ce que fait Émilien Jacquelin est magnifique » : Martin Fourcade salue le « pari …

Sextuple champion olympique de biathlon, Martin Fourcade était présent à Sallanches ce samedi 5 septembre pour le J-365 des championnats du monde UCI de cyclisme en Haute-Savoie, en voisin. L’occasion de parler de l’événement, mais aussi de son ancien coéquipier Émilien Jacquelin ou encore de Paul Seixas.

Julien Morin -

Aujourd’hui à 19:22 | mis à jour aujourd’hui à 19:28

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Martin Fourcade. Photo Tom Pham Van Suu
Martin Fourcade. Photo Tom Pham Van Suu

Martin, que représentent pour vous, biathlète, ces championnats du monde de cyclisme UCI qui débutent dans un an, en Haute-Savoie ?

« C’est chouette de pouvoir participer à ce J-1 an, il y a un a un petit goût de reviens-y après les Jeux olympiques de Paris-2024. On a la chance d’avoir à nouveau un événement qui, sur le territoire, va accueillir un gros paquet de disciplines olympiques, et un nombre de compétitions et de champions incroyables. Je suis ravi d’être là, de participer à cet élan. Je suis un grand fan de vélo comme beaucoup de skieurs : l’été on fait du vélo quand on s’entraîne. C’est génial de pouvoir vivre cet événement qui va ramener beaucoup de Français. C’est génial d’avoir cette effervescence avec autant de disciplines, ça va nous rappeler les émotions de Paris. »

Que peut apporter selon vous un événement comme celui-ci dans un an au vélo ?

« Quand on parle vélo on a souvent les yeux rivés sur le Tour de France, le vélo de route, mais le vélo est riche de sa diversité. Là, c’est l’occasion de montrer que le vélo est pluriel et ça permet de mettre en valeur des sportifs et des disciplines que l’on voit moins souvent. C’est un peu cette même mécanique que Paris-2024 avec bien sûr des porte-drapeaux et des disciplines qui attirent la lumière, mais derrière il y a beaucoup d’autres sports. Beaucoup de monde va se prendre au jeu. »

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« Vue terrasse, c'est pas mal pour regarder les Mondiaux »

Quelles disciplines vont retenir votre attention ?

« Je suis un vrai passionné de vélo au sens très large donc une discipline c’est dur. Pour citer des disciplines moins connues : le BMX flat, le park, le pump track… Ce sont toutes des disciplines qui requièrent des qualités bien différentes de celles que j’ai pu avoir quand j’étais sportif de haut niveau et qui, donc, m’impressionnent par leur dimension artistique et athlétique. »

Est-ce qu’il y a un site qui vous fait de l’œil particulièrement ?

« Le contre-la-montre sur route passe devant la maison (il habite autour du lac d'Annecy, ndlr) donc j’aurais du mal à citer un autre site. Vue terrasse, c’est pas mal pour regarder les championnats du monde (rires). »

Son conseil à Seixas : « se libérer, faire abstraction des attentes et se faire plaisir »

Sur route, Paul Seixas est attendu avec cette côte de Domancy à répéter vingt fois. Que pourriez-vous lui donner comme conseil, d’un grand sportif français à un jeune comme lui ?

« Je crois qu’il a montré sur le Tour de France qu’il gère très bien la pression et qu’il n’a pas de conseil à recevoir, même des plus grands cyclistes ou venants d’athlètes d’autres sports. Je pense qu’il y a suffisamment d’attente à son sujet pour que je me permette d’en rajouter. Je luis souhaite de se faire plaisir et d’en prendre. J’ai eu l’occasion à quelques kilomètres d’ici de vivre la ferveur d’une Coupe du monde au Grand-Bornand, pour moi ça a été dur à appréhender les premières années. Mais quand j’ai su m’en saisir, ça a été l’un des plus beaux souvenirs de ma carrière. Donc s’il y avait un conseil c’est de se libérer, faire abstraction des attentes et avant tout de se faire plaisir. »

Vous parliez de la frontière entre le biathlon et le vélo : quand vous voyez Émilien Jacquelin, on a l’impression que la frontière n’est pas énorme…

« Ce que réussi Emilien, c’est magnifique. Il avait beaucoup à perdre, c’est un grand défi qu’il est entrain de réussir donc je suis hyper heureux pour lui. Il y a des similitudes parce qu’on est un sport d’endurance, mais il y a énormément de différences et Emilien est entrain de les combler à une vitesse immense. C’était un gros pari, il le réussi, donc je suis content pour lui. »

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