Cyclisme. « Je ne pouvais pas laisser échapper ce titre » : Demi Vollering, le sacre tant espéré
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« Je ne pouvais pas laisser échapper ce titre » : Demi Vollering, le sacre tant espéré
Elle courait après depuis tant d’années : la Néerlandaise Demi Vollering a remporté le titre de championne du monde en dominant au sprint la Polonaise Kasia Niewiadoma, ce samedi à Montréal (Canada). Un sacre espéré par beaucoup au terme d’une course folle.
Julien Morin, à Montréal (Canada) -
Hier à 21:20 | mis à jour hier à 23:32
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Cette fois, c’était la bonne : « Je ne pouvais pas laisser échapper ce titre, non, c’était impossible que ça arrive, je devais finir le travail. » Intouchable en 2026, impériale depuis des années mais encore jamais sacrée championne du monde après être passée tant de fois à un rien de réaliser son rêve, Demi Vollering a joint la parole aux actes. Ses grands cris de joie et ses larmes au moment de franchir la ligne d’arrivée ne suffisent pourtant pas à résumer le bonheur immense de la championne de 29 ans, après un final haletant.
Sa première attaque à 38 kilomètres de l’arrivée (comme lors des championnats d’Europe qu’elle a remporté l’an passé) n’était pourtant pas suffisante pour éliminer celles qui l’accompagnaient déjà sur le podium du dernier Tour de France : Kasia Niewiadoma (2e ) et Elisa Longo Borghini (3e ). « J’ai eu peur d’être partie trop tôt, avoue-t-elle, emmenée dans un fauteuil toute la journée par ses coéquipières néerlandaises. Quand elles sont revenues, je me suis dit "merde, ce n’est pas fini". » Mais à force d’imprimer un gros tempo et après avoir décroché l’Italienne, ne restait plus qu’à régler la Polonaise dans la dernière ligne droite.
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Berthet longtemps en course pour la médaille
« J’ai travaillé si dur pour ça, j’y ai cru avec tout mon cœur, avec mes tripes », lâche-t-elle entre deux sanglots, enlacée par toutes celles croisant son chemin. Quelques minutes plus tôt, le cœur de sa coéquipière à FDJ United-Suez Marie Le Net balançait encore : « Il y a "Juju" (Berthet) devant, mais il y a aussi Demi… La France avant tout donc "Juju", mais Demi j’aimerais aussi qu’elle gagne, deux chances sur quatre ! »
Un sacre espéré au-delà de ses frontières nationales, notamment par celles qui l’accompagnent à l’année au sein de l’équipe de marque française managée par Stephen Delcourt, qu’elle a rejoint en 2025 pour obtenir les pleins pouvoirs, et avec qui elle a prolongé pour deux saisons supplémentaires.
Longtemps en course pour la médaille et finalement 5e après un gros combat, la Franc-Comtoise Juliette Berthet, qui « a tout donné », se console avec le titre de son habituelle patronne. Idem pour la jeune Ardéchoise Célia Géry (20 ans), trop juste pour accrocher les meilleures (7e ) après une bataille dans laquelle les Françaises auront crânement joué leur chance. À l’image de Maëva Squiban, 9e et échappée une quinzaine de kilomètres avant d’être reprise par Vollering. La Néerlandaise était trop forte, son sacre trop attendu et espéré.
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