Cyclisme (Professionnels): engagé sur la Vuelta; Sylvain Moniquet a "pris plus de plaisir"
Il ne s'en cache pas. D'un point de vue personnel, Sylvain Moniquet espérait mieux de son sixième Grand Tour, de sa quatrième participation à la Vuelta. "J'aurais au moins voulu un Top 10 dans une étape, mais cela n'a pas fonctionné cette année", regrette le grimpeur de Landenne, seizième de la treizième étape, son meilleur classement. "J'ai pourtant tout essayé, j'ai attaqué à plusieurs reprises, je suis parti dans des échappés. J'ai tout donné."
Sur la dernière épreuve de trois semaines de la saison, le coureur namurois n'a pas compté ses efforts pour le collectif, pour ses leaders chez Cofidis. "Le bilan collectif de ce Tour d'Espagne est par contre très positif, ajoute Sylvain Moniquet. Nous sommes allés chercher de beaux résultats, avec notamment la victoire de Bryan Coquard. Il est aussi plusieurs fois passé près d'autres succès, terminant deux fois deuxième."
Le coureur namurois n'a donc pas pensé qu'à lui durant les trois semaines de course. "Dans les étapes de plaine, ce n'est effectivement pas comme si je me reposais, entre guillemets, en vue des journées qui pouvaient mieux me convenir, continue celui qui a prolongé dans l'équipe française. Je me mettais au service de l'équipe. Les autres années, je restais plus tranquille lors de ces étapes. Mais je suis content d'avoir posé ma pierre à l'édifice, d'avoir participé à la réussite de notre formation. Et j'y ai pris plus de plaisir que sur mes derniers Grands Tours."
Inverser le Giro et la Vuelta
Sur une nouvelle édition marquée par la chaleur. "Cela a été mieux en fin d'épreuve, mais c'est vrai que du côté de Murcie, dans la deuxième semaine, c'était un truc de fou ! Mais cela fait partie de la Vuelta. Si tu vas en Espagne à cette période, tu sais que tu vas avoir chaud."
Quelles solutions pourraient être apportées ? Partir plus tard, pour finir au soir ? "Je ne pense pas que ce serait accepté, pour la retransmission télévisée, répond Sylvain Moniquet. Et puis, cela nous ferait arriver à l'hôtel trop tard, car on a souvent des transferts assez longs après les étapes. Je pense que la meilleure idée serait d'inverser le Giro et la Vuelta: placer le Tour d'Italie à la fin de l'été, il y ferait moins mauvais qu'en mai, et le Tour d'Espagne au printemps: il y ferait moins chaud."
Sylvain Moniquet prend actuellement le soin de récupérer avant de penser aux dernières courses de l'année. Il sera sur le front des classiques italiennes de fin saison, comme les Trois Vallées Varésines, le Tour du Piémont. "Et peut-être le Tour de Lombardie, ajoute-t-il.Je suis très motivé d'aller sur ces épreuves. D'autant plus que nous avons un Ion Izagirre en grande forme et que notre équipe est dans une spirale positive."
Il devrait ensuite décoller pour la Japan Cup, au Japon.
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