En Suède, l’autorité électorale attribue la victoire au bloc de gauche après des législatives ultra-serrées
Mise à jour
Le bloc de gauche emmené par la sociale-démocrate Magdalena Andersson a remporté jeudi les élections législatives ultra-serrées de dimanche en Suède, selon un décompte de l’autorité électorale.
MB
Source: AFP, Belga
17 septembre 2026, 13:36Dernière mise à jour: 15:04
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Emmenée par la sociale-démocrate Magdalena Andersson, la gauche a remporté jeudi des législatives ultra-serrées en Suède, selon un décompte de l’autorité électorale.
Maintenant que le Premier ministre Ulf Kristersson a concédé sa défaite, des tractations difficiles s’ouvrent au sein d’un bloc de gauche très morcelé pour tenter de former un gouvernement.
Pas le droit à l’erreur
Ils n’ont pas le droit à l’erreur : l’alliance entre la droite et l’extrême-droite, qui ne perd cette élection qu’à 50.000 voix près, attend en embuscade. Avec 176 sièges, le bloc de gauche emmené par Magdalena Andersson ne devance que d’un souffle les 173 élus de celui du PM conservateur sortant Ulf Kristersson.
La quinquagénaire rêve d’un retour à la tête du gouvernement depuis qu’elle a quitté le pouvoir en 2022. Mais en négociatrice chevronnée, Magdalena Andersson, parfois présentée comme une “Merkel suédoise” pour son côté pragmatique et direct, devra essayer de faire coexister dans une même alliance deux partis qui ont parfois même du mal à se parler.
“Le peuple suédois a choisi une nouvelle orientation pour notre pays. Il a voté pour la cohésion et contre la division. Le peuple suédois a voté pour faire avancer la Suède. Et je souhaite concrétiser cette nouvelle orientation”, a-t-elle déclaré dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux avant d’ajouter: “c’est désormais une nouvelle ère”.
Dans son camp, ses alliés du parti de gauche et du parti centriste ont chacun tracé leurs “lignes rouges” tout au long de la campagne. Les centristes ne souhaitent pas voir des ministres de gauche au gouvernement, ce que ces derniers exigent pourtant.
Difficile coalition
Magdalena Andersson ne semble pas non plus très encline à faire entrer le parti de gauche au gouvernement: durant la campagne électorale, de multiples révélations du quotidien Expressen ont fait état d’élus du parti ayant tenu des propos jugés antisémites.
Mais la cheffe de file de l’opposition s’est dite prête à gouverner dès dimanche. “Si cela (les résultats) se confirme, alors la Suède aura un nouveau gouvernement”, avait lancé la sociale-démocrate de 59 ans à ses partisans.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, l’un des rares gouvernements socialistes en Europe, a salué cette victoire jeudi sur X.
“Après quatre ans de gouvernement de droite allié à l’extrême droite, les Suédois misent à nouveau sur l’État-providence, la justice sociale et la transition écologique”, s’est-il félicité.
Démission de Kristersson
Le Premier ministre sortant ayant annoncé jeudi après-midi sa démission, la phase officielle des négociations peut commencer.
Ulf Kristersson a concédé sa défaite une fois le décompte terminé. Toutefois le dirigeant de 62 ans pourrait lui aussi être tenté de former un gouvernement, en cas d’échec d’une alliance à gauche. Il lui faudrait pour cela trouver d’autres partenaires de coalition, ce qui paraît à ce stade peu probable.