« Ceux qui souhaitent participer activement à une campagne devront partir », a prévenu le Premier ministre dans un entretien au « Figaro ».

France's Prime Minister Sebastien Lecornu looks on during a visit to the site of the future plant of the MaiaSpace aerospace company in Vernon, northwestern France, on September 4, 2026. MaiaSpace, a subsidiary of Ariane Group, is developing a mini satellite space launcher to be manufactured at the Vernon plant. (Photo by Thomas SAMSON / AFP)

THOMAS SAMSON / AFP

France's Prime Minister Sebastien Lecornu looks on during a visit to the site of the future plant of the MaiaSpace aerospace company in Vernon, northwestern France, on September 4, 2026. MaiaSpace, a subsidiary of Ariane Group, is developing a mini satellite space launcher to be manufactured at the Vernon plant. (Photo by Thomas SAMSON / AFP)

Soit l’un soit l’autre. Sébastien Lecornu a prévenu, ce jeudi 17 septembre, que les ministres s’engageant « activement » aux côtés d’un candidat pour l’élection présidentielle de 2027 devraient quitter le gouvernement. « Aller s’asseoir dans une salle de meeting est une chose. Faire un discours en est déjà une autre », a fait valoir le Premier ministre, dans un entretien au Figaro.

Les ministres « peuvent marquer de la sympathie pour des candidats, mais jamais dire du mal des autres. Et jamais mettre les mains dans l’opérationnalité d’une campagne », a estimé Sébastien Lecornu, allant plus loin que ses précédentes déclarations sur le sujet. Et de mettre en garde : « Sinon ils ne seront plus ministre ».

« Ceux qui souhaitent participer activement à une campagne devront partir », a ensuite réaffirmé explicitement le Premier ministre dans les colonnes du quotidien. « Parce qu’il faut préférer les affaires de l’État à tout le reste, jusqu’à la dernière minute », a-t-il mis en avant.

Sébastien Lecornu se montre ainsi plus clair quant à la campagne pour 2027, alors que plusieurs membres de son gouvernement se sont affranchis de ses consignes sur la présidentielle.

Quatre ministres lors du premier meeting de Attal

Le ministre de la Justice Gérald Darmanin et la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ont fait savoir leur soutien à Édouard Philippe. L’ex-Premier ministre peut aussi compter sur l’appui du ministre délégué à l’Europe Benjamin Haddad ou encore du ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre.

Régulièrement invitée dans les médias, Maud Bregeon défend ainsi à presque chaque intervention la candidature d’Édouard Philippe.

David Amiel, aux Comptes Publics et Roland Lescure, à l’Économie, lui préfèrent son rival du bloc central Gabriel Attal, qui comptait au total quatre ministres dans le public de son premier meeting de campagne en mai.

Dans un entretien publié au Parisien à la fin de l’été, Sébastien Lecornu avait fait savoir que « les ministres ont bien le droit de dire du bien d’un candidat à la présidentielle. Par contre, je ne veux pas que dire du bien de l’un conduise à dire du mal des autres ».